Lundi 2 juin 2008
Bienvenue chères lectrices, chers lecteurs...

Je suis ravie de vous accueillir sur mon blog. Ici vous pourez découvrir ou continuer à lire pour ceux qui m'auraient déja lu quelque part, mes fictions concernant les couples lesbiens de Buffy mais aussi les couples lesbiens tout court...

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Par WillTMG
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Lundi 2 juin 2008

TITRE : L’annonce

 

PAIRING : Willow/Tara

 

RATING : Tout public

 

DISCLAIMER : Les personnage appartiennent à Joss Whedon

 

NOTE DE L'AUTEUR : Le coming-out de Willow!

 

RESUME : Cette fic se passe juste après Cauchemar dans la quatrième saison. Willow sort désormais avec Tara et après les péripéties des derniers jours, elle a prit la décision d’en parler à ses parents…



                                               **********


En cet fin d’après-midi, Willow était tendue, elle ne tenait pas en place et passait sont temps à faire les cents pas…Dans maintenant deux heures, elle devait aller dîner chez ses parents. Ce dîner n’était pas anodin, il avait un enjeu particulier: la sorcière avait choisit ce soir-là pour annoncer à ses parents qu’elle était homosexuelle et qu’elle était tomber amoureuse d’une autre femme et quelle femme…Tara, son ange blond, sa moitié, sa bouffée d’oxygène…
Buffy avait vu l’inquiétude s’installer chez son amie mais elle ne savait pas comment la rassurer, la tueuse ne pouvait pas promettre que tout allait bien se passer, elle n’en savait rien, cette histoire dépassait ses compétences…Elle aurait tellement voulu pouvoir jurer à Willow que tout irait bien, mais elle savait que c’était impossible que malheureusement tout le monde ne comprenait pas. Buffy entendait chaque jour les élèves de leurs amphi jaser depuis que Tara et Willow s’affichaient ensemble et de nombreuse fois elle avait failli clouer le bec de ces abrutis en leur mettant son poing dans la figure mais elle ne le faisait pas sachant que c’était inutile, ça la défoulerait mais ne changerai pas les choses. Ne supportant plus de voir sa meilleure amie tourner en rond, la tueuse dit:

« Willow…Détends-toi…Je sais que ça n’a rien de facile, que je ne suis pas à ta place…Je…J’aimerais te jurer que tout ira bien mais je ne peux pas…Tout ce que je peux faire c’est être avec toi de tout cœur…Je serais là quand tu rentreras et quoi qu’il se soit passé je t’écouterais… »

Willow esquissa un sourire angoissé.

« J’ai tellement peur Buffy… » dit la sorcière.

« Je sais…Ça se sent à des kilomètres…Tu devrais aller voir Tara, ça te ferais du bien…Et arrête de penser à ce dîner… » répondit Buffy.

La tueuse sourit à sa meilleure amie.

« T’as raison…Je vais aller voir Tara, ça m’évitera de penser… » dit Willow.

Elle prit son sac et sortit, elle jeta un dernier regard à Buffy avant de refermer la porte. La tueuse était seule depuis à peine cinq minutes quand le téléphone sonna:

« Allô Buffy? C’est Alex, Willow est là? » demanda le jeune homme au téléphone.

« Non, elle vient de partir voir Tara… » répondit Buffy.

« Ah…Je voulais savoir comment elle allait, c’est ce soir qu’elle doit parler à ses parents non? » dit-il.

« Oui…Pour son état je peux te répondre…Elle est morte de trouille, je ne savais pas quoi lui dire pour la rassurer… » confia la tueuse.

« Moi je voulais lui dire que quoi qu’il se passe je serais là…C’est un peu banal mais je voulais qu’elle le sache… » dit Alex.

« Dis-moi, toi qui connais Willow depuis l’enfance…Ils sont comment ses parents? » demanda Buffy.

« Mr Rosenberg je ne sais pas…Je ne l’ai quasiment jamais vu, il est tout le temps en voyage. » raconta Alex.

« Et sa mère? » ajouta Buffy.

 


« Mme Rosenberg…Elle m’a toujours parut bizarre, elle a toujours voulu que Willow soit parfaite, cours de piano, elle lui a appris à lire à la maternelle…Enfin, elle a toujours voulu formater Willow quelque part même si elle adorait déclarer que plus tard sa fille serait parfaitement libre de ses choix et de ses convictions…J’avoue que je n’ai jamais réussi à la cerner. » expliqua-t-il.

« Et tu penses qu’ils vont prendre ça comment? » l’interrogea Buffy.

« J’en sais absolument rien…Très bien comme très mal…J’ai beau connaître Willow, je connais très mal sa famille…Enfants, ses parents étaient déjà très peu là, c’est une nurse qui s’occupait d’elle…Une femme adorable que Willow aimait beaucoup…Elle est décédée un peu avant que tu n’arrive à Sunnydale…Cette dame était géniale, elle laissait tout faire à Willow parce qu’elle savait que c’était une gamine raisonnable…C’est grâce à elle que Willow était tout le temps fourrer chez moi, ou l’inverse… » répondit Alex.

« J’aimerais vraiment que ça se passe bien, j’en entend déjà tellement à la fac que j’aimerais que au moins ses parents comprennent. » dit la tueuse.

« Tant que ça? » s’étonna-t-il.

« Tu n’imagines pas…J’entends vraiment des trucs méchants, c’est pas l’envie de leur régler leur compte qui me manque seulement je ne veux pas que Willow remarque ce genre de chose…Ça lui ferait tellement de mal… » dit Buffy.

« Pourquoi c’est si compliqué la vie… » soupira Alex…

« Je crois que ça s’appelle grandir… » répondit la tueuse.

« Ouais, ben c’est nul…Je préférais le temps du lycée… » dit-il.

« Moi aussi… » dit Buffy.

« Je te laisse j’ai rendez-vous avec Anya…Tu me tiens au courant pour Willow? Appelle-moi si il faut…Même au milieu de la nuit… ».

Buffy promit et ils raccrochèrent…


Willow était assise par terre devant la porte de Tara, sa compagne s’était absentée…Lorsque celle-ci arriva, elle fut tout étonnée de voir Willow devant chez elle.

« Mais Willow…Qu’est-ce que tu fais assise ici? »demanda-t-elle.

« Je voulais te voir mais t’étais pas là alors je t’ai attendu… » répondit Willow d’une toute petite voix.

Tara la regarda tendrement et lui sourit…

« Viens… » dit-elle.

Elle ouvrit la porte et prit Willow par la main, elles entrèrent et Tara referma la porte.

« Alors qu’est-ce qui t’arrives? »demanda la sorcière.

« J’avais besoin de te voir… » dit Willow.

Les lèvres de la jeune femme tremblaient légèrement, Tara le remarqua aussitôt , quand il s’agissait de Willow rien ne lui échappait.

« Willow, ça ne va pas? »demanda Tara.

« Je vois mes parents ce soir…Je vais leur parler de nous…Enfin tu vois quoi… » dit la rousse.

« Tu as pris ta décision…C’est bien… » ajouta Tara.

Willow ne put se contenir plus longtemps, elle laissa toute son angoisse s’exprimer:

« J’ai peur Tara…Je suis morte de trouille… » dit-elle.

Tara s’approcha et serra Willow contre elle…

« N’aie pas peur…Je suis là… »dit-elle à son oreille.

« Je sais…C’est pour ça que je suis venue…Dès que je suis avec toi, plus rien ne m’atteint… » répondit Willow.

Elles s’embrassèrent et restèrent l’un contre l’autre un long moment…Buffy a décidé d’aller prendre l’air, elle pense très fort à Willow et prie pour que tout aille bien, la tueuse marche tranquillement sur le campus, il fait bon et l’agitation qui règne montre que la fin des cours est proche. Seule, Buffy réfléchit…Elle pense à sa vie, à Riley , à ses amis, à sa mère, à Giles et même à Angel…Mais ce soir c’est vraiment à Willow que vont toutes ces pensées et sans savoir pourquoi, la tueuse revoit en mémoire le jour où Willow lui à révéler qu’elle aimait Tara…Jamais elle n’oublierait cet instant particulier…

« Il n’y aura pas de youpi mais des « oh oh… » et des « c’est compliqué »… » avait dit Willow.

« Ben pourquoi…Oz est revenu c’est super! » avait répondu Buffy innocemment

« Ouais c’est super mais il y a Tara… » avait ajouté Willow à mi-voix…

« Hein? Tu veux dire que Tara à des vues sur Oz? » s’était exclamée la tueuse.

Buffy revit le regard que lui avait lancé Willow, ce regard qui semblait dire:

« Buffy ne soit pas bête, tu vois de quoi je parle… »

Effectivement après quelques secondes, elle avait compris…Willow était en train de lui dire qu’elle aimait Tara…

« Oh… » avait lâchée Buffy sous l’effet de la surprise.

La tueuse s’était mise à marcher de long en large dans la chambre, à agiter ses mains…Elle ne savait plus quoi dire, où se mettre…

« Buffy qu’est-ce qu’il y a…Je te dégoûte…? » avait demandé Willow.

Tout sauf ça, Buffy était surprise certes mais elle ne voulait pas que sa meilleure amie pense ce genre de chose, ce n’était pas du tout ça…Si seulement elle savait quoi répondre…Elle se lança:

« Non…Pas du tout… »


Après ça elles avaient longuement discuté puis Buffy avait conseillé à Willow d’être honnête avec les deux et de faire un choix, se serait douloureux et pénible mais il fallait le faire…Mais elles n’avaient pas pu en reparler, car après ça il y avait eu la dispute provoquée par Spike, le combat contre Adam et cette soirée très bizarre ou la première tueuse s’était immiscée dans leurs rêves…Il ne restait plus que quatre jour de cours, Buffy ne savait pas ce qu’elle allait faire de son été…Elle hésitait à aller chez son père, car l’envie de passer voir Angel serait encore plus grande et elle avait désormais Riley dans sa vie…Elle l’aimait, son ex-soldat, son déserteur…Il irait certainement dans L’Iowa cette été, dans sa famille…Il lui avait bien proposé de venir mais elle avait refusé, elle ne se sentait pas prête à rencontrer la famille de Riley et puis au fond, elle ne pouvait pas laisser Sunnydale…Elle se refusait à laisser les patrouilles à Giles, Alex et Willow…Ces trois-là allaient certainement avoir d’autres projets…Regardant sa montre, la tueuse se dit qu’elle allait aller rendre visite à Giles…Elle se rendit chez son observateur qui ravit de la voir, l’invita à rester pour le dîner…Elle accepta…


19h00, Willow était allongée, la tête sur les genoux de Tara qui lui caressait les cheveux. Elle avait tout oublier et était sereine mais l’heure sur le réveil se chargea de la ramener à ses angoisses.

« Il faut que j’y aille… » dit-elle.

« C’est déjà l’heure? » demanda Tara.

Willow hocha la tête…

« Alors vas-y…Je t’aime Willow…Je crois en toi… » dit-elle.

Willow embrassa sa compagne et s’en alla…Elle arriva à avoir le dernier bus qui allait dans le centre ville…Plus elle approchait de chez elle, plus son angoisse montait, son cœur se mit à battre à tout rompre lorsqu’elle arriva devant la porte. Elle frappa et se raidit lorsque sa mère ouvrit.

« Bonsoir Willow… » dit-elle.

« Bonsoir Maman… »répondit la jeune femme.

Sheila Rosenberg se poussa et laissa sa fille entrer.

« Ira…Lâche tes dossiers…Willow est là! » dit Mme Rosenberg d’une voix forte.

Willow entendit des pas dans l’escalier, en la voyant son père sourit…

« Willow…Ma chérie…Comment vas-tu? »demanda Ira.

« Bien…Bien… » dit Willow.

Ils l’invitèrent à s’asseoir au salon, lui servirent à boire et entamèrent la conversation sur ses études, sa vie à la fac, ses amis…Elle répondit le plus franchement et le plus normalement possible…Willow fut ravit qu’il n’aborde pas tout de suite le sujet « Oz »…Après une discussion sur des sujets divers et variés, la famille Rosenberg passa à table…Le dîner se passa plutôt bien, arrivée au dessert Willow comprit que c’était maintenant ou jamais quand son père dit:

« Et au fait comment va…Oz c’est ça? »

« Bien… » répondit Willow qui sentait son estomac faire des nœuds.

« Tant mieux… » dit Sheila.

Willow savait qu’elle n’en pensait pas un mot, sa mère avait toujours eût du mal à digérer le fait qu’elle sorte avec un musicien.

« A propos de Oz, y a quelque chose que je dois vous dire… » commença Willow.

« Tu n’est pas enceinte au moins? » demandèrent Ira et Sheila en même temps.

« Non… » dit Willow.

Ses parents lâchèrent un soupir de soulagement.

« Oz et moi avons rompu…C’est fini… » dit-elle en jouant nerveusement avec sa serviette.

« Ah…Eh bien désolé… » répondit maladroitement Ira.

« Mais c’est pas ça le plus important…J’ai euh…Disons…J’ai rencontré quelqu’un d’autre… » dit Willow en essayant de ne pas bégayer.

« Ah bon…Tant mieux…On le connaît? » demanda sa mère…

« Non vous ne la connaissez pas… » répondit la jeune femme.

« La??? » insistèrent ses parents.

« Oui…Elle s’appelle Tara, elle est à l’université avec moi et je l’aime…Papa, maman, je suis lesbienne… » dit Willow.

Ça est, elle s’était jeté à l’eau…Un poids s’envolait doucement. Un grand silence se répandit dans la maison des Rosenberg…Les parents de Willow se regardèrent…

« C’est bien que tu prennes position… » dit Sheila.

Willow ouvrit de grand yeux ronds…

« Position? » s’étonna-t-elle.

« Oui, c’est une forme d’engagement politique… » ajouta sa mère.

Le père de Willow n’avait toujours rien dit, elle vit des perles de sueur se former sur son front…Il les essuya avec son mouchoir.

« C’est comme ça que tu le vois? Comme un engagement politique?!! » s’écria Willow.

Ira Rosenberg choisit la fuite pour se sortir de la situation…

« J’ai…J’ai du travail… » dit-il…

Et il monta à toute vitesse s’enfermer dans son bureau.

« Maman ça n’a rien de politique, ce n’est pas un geste militant! J’aime Tara, tu comprends? J’aime une femme c’est comme ça! » dit Willow en haussant le ton.

« Oui…Bien sûr…Écoute Willow, il se fait tard et je ne veux pas que tu rentres seule trop tard dans la nuit…Tu devrais y aller je crois… » dit Sheila.

Il n’en fallut pas plus à Willow pour comprendre, ses parents avaient choisit leur camp…Ils étaient contre elle…Elle reprit son sac et partit sans dire au revoir…
Mme Rosenberg resta un moment à regarder Willow s’éloigner par la fenêtre, le retour de son mari la fit sursauter…

« Non mais tu as entendu ça? Elle est devenue folle ou quoi? » dit Mr Rosenberg presque furieux.

« Elle est jeune, elle doit faire ses expériences… » dit Sheila.

« Tu crois convaincre qui avec une excuse aussi idiote…Sheila tu m’entends bien, je ne veux pas de ça chez moi…Tu te rends compte si les voisins et mes clients l’apprennent…J’ai bâti tout ce que j’ai de mes mains et je refuse qu’elle et sa…sa…Qu’elles viennent ruiner toutes ces années de travail. » dit Ira.

« Tu as raison…Si mes collègues du journal l’apprenaient…Je n’ose même pas imaginer ce qui se passerait…Et à la synagogue…Ce serait un drame… » répondit Mme Rosenberg.

« Willow et elle ne mettront jamais les pieds ici c’est compris? » dit Mr Rosenberg.


« Oui, ne t’inquiète pas…Je suis tout à fait de ton avis… » répondit Sheila.

Dehors, Willow qui avait fait demi-tour et qui se trouvait derrière la porte d’entrée avait tout entendu…C’est les larmes aux yeux qu’elle rentra. Quand elle arriva dans la chambre qu’elle partageait avec Buffy, elle était vide…Willow appela alors Buffy sur son portable:

« Buffy, c’est Willow…T’es pas à la maison?C’est bête… »

Il y eut un petit silence et Willow explosa en larmes…

« C’était horrible Buffy…Si tu savais… » pleura Willow.

Giles vit l’expression de Buffy changer.

« Ne bouge pas j’arrive…Surtout tu restes à la chambre, je serais là dans une demi-heure tout au plus… » dit la tueuse.

Elle raccrocha et se leva.

« Désolé Giles, ce dîner était super mais il faut que j’y aille…Willow devait voir ses parents ce soir et leurs dire pour elle et Tara…Apparemment, ça ne s’est pas bien passé…Willow est en larmes…Elle est très mal… » dit Buffy.

« Oh…Écoute, je vais te ramener sur le campus en voiture ça ira plus vite … » dit Giles.

Buffy accepta, Giles comprit qu’elle était vraiment inquiète car elle s’était abstenue de faire une mauvaise blague sur sa voiture. Il saisit sa veste et ses clés et ils s’en allèrent. Il la déposa un quart d’heure plus tard devant l’entrée du campus. Elle y retrouva Alex, à qui elle avait donné rendez-vous par texto. Il était venue au volant de son camion de glace. Il salua Giles avant que celui-ci ne reparte, avant de quitter les deux jeunes gens il leur dit:

« Surtout, dites à Willow que je suis de tout coeur avec elle et qu’elle ne doit pas se laisser abattre… »

« On n’y manquera pas… » répondit Buffy.

Ils regardèrent la voiture de Giles s’éloigner puis se mirent en route vers Stevenson Hall.

« Je peux avoir un topo de la situation? »demanda Alex.

« Je ne sais pas grand-chose, on venait de passer au dessert avec Giles quand elle m’a appelé, elle venait de rentrer et elle était en larmes…Elle m’a dit que c’était horrible…J’en ais déduis que ça c’était mal passé. » expliqua la tueuse à son ami.


Arrivés dans Stevenson Hall, il montèrent rapidement au deuxième étage, Buffy ouvrit la porte 214 sans ménagement. Willow était allongée sur son lit, elle serrait Mr Toto, le cochon en peluche de Buffy contre elle en pleurant.

« Oh…Willow…Non ne pleure pas… » dit Buffy en s’approchant, en s’asseyant à côté d’elle avant de la prendre dans ses bras.

Alex referma la porte…Il se sentait mal de voir sa Willow, sa meilleure amie, sa petite sœur dans cet état…Il détestait ça…Il enleva son blouson et vint s’asseoir de l’autre côté du lit.


« Raconte-nous…Qu’est-ce qui s’est passé? » demanda-t-il.

Il se mit à caresser gentiment les cheveux de sa meilleure amie, Willow cessa de sangloter et retrouva une respiration normale…La présence de ses amis lui faisait du bien…Elle se lança dans le récit de sa soirée chez ses parents…Lorsqu’elle relata les propos qu’elle avait entendu de l’extérieur, Alex se leva et révolté il donna un coup de poing dans la porte.

« Ouch… » dit-il entre ses dents.

« Je sais pas quoi te dire Will… » dit Buffy gênée…

« Moi je sais…Will, tes parents sont des enfoirés, oublies-les, tu te fous de ce qu’ils pensent…Ils n’ont jamais vraiment été là pour toi…Alors que nous on t’aime comme tu es et on sera toujours là…Pense à Nanny Léa, elle n’aimerait pas te voir comme ça et tu sais ce qu’elle te dirait… » dit Alex.

Buffy comprit qu’il faisait référence à la fameuse nurse de Willow lorsqu’ils étaient enfants.

« Elle me dirait, va, marche, toujours droit devant toi et sans te retourner, les imbéciles ne doivent jamais dévier ta route et les gens qui t’aime t’accompagneront toujours… » répondit Willow en reniflant.

« Et puis il n’y a pas qu’Alex et moi qui sommes avec toi…Giles aussi… » commença Buffy.

« Vous l’avez vu? »demanda Willow.

« Oui, je dînais avec lui quand tu m’a appeler, il m’a déposé à l’entrée du campus…Il m’a chargé de te dire qu’il était de tout cœur avec toi et que tu ne dois pas te laisser abattre… » acheva la tueuse.

Willow esquissa un petit sourire. Content, Buffy et Alex sourirent aussi…

« Allez, je crois qu’une bonne nuit de sommeil achèvera de te requinquer… » dit Buffy.

« T’as raison… » dit Willow.

Elle saisit son pyjama pour se rendre à la salle de bain commune. En passant elle embrassa Alex sur la joue, celui-ci sourit et dit:

« Moi je vous laisse, Anya m’attend dans ma cave…Je l’ai planté au beau milieu de la soirée pour venir… »

« Oh…Fallait pas… » dit Willow gênée…

« Si il fallait…Willow tu fais partie des choses qui passent avant ma petite amie… » dit-il.

Willow sortit, Alex salua Buffy…

« J’arrive pas à y croire…Je pensais que ses parents seraient plus compréhensif que ça… » dit Buffy.

« Je vais te dire un truc…Je m’en doutais un peu mais j’avais encore de l’espoir… » répondit Alex.

Il serra Buffy contre lui et lui dit:

« Prend soin d’elle… »

« Promis… » répondit-elle.

Il s’en alla, Buffy se changea et Willow revint…Les deux jeunes femmes discutèrent un peu avant de glisser dans leurs lit.

« Bonne nuit Willow… » dit la tueuse

« Bonne nuit Buffy… » répondit la sorcière.

Buffy éteignit la lampe de chevet…Le silence s’abattit sur la chambre puis dans le noir Willow ajouta:

« Merci… »

« T’as pas à me remercier…Je suis ton amie, je me devais d’être la… »répondit Buffy.

Elles s’endormirent…



Quand Buffy se réveilla au petit matin, elle trouva un mot de Willow sur la table de chevet…

« Je suis partie voir Tara, retrouve nous à la cafétéria pour le déjeuner…Willow… »

Buffy sourit, elle appréciait le geste de sa meilleure amie, la sorcière devait se douter que Buffy s’inquièterait de ne pas la voir dans la chambre au réveil.
Tara avait tôt de suite compris ce que venait lui dire Willow, elle l’accueillit avec le plus grand sourire possible pour la réconforter…Blottie contre Tara, Willow racontait la soirée et la réaction de ses parents. Tara eut des mots très doux et très philosophes pour réconforter sa compagne…En effet la sorcière avait déjà enduré bien des maux à cause de son homosexualité, elle avait appris à se blinder…


Willow apprendrait aussi avec le temps…



                                                        FIN







Par WillTMG - Publié dans : BTVS
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Lundi 2 juin 2008

TITRE : Le journal de Willow Rosenberg

 

SOUS-TITRE: Elle

 

PAIRING : Willow/Tara

 

RATING : Tout public

 

DISCLAIMER : Tout les personnages appartiennent à Joss Whedon

 

NOTE DE L’AUTEUR: Une de mes premières fics, donc une des plus anciennes!

 

RESUME : Un extrait du journal intime de Willow qu’elle rédige après sa première nuit avec Tara.

 

 

 

                                                                  *********

 

 

 

Le réveil dans la chambre affiche 3h59 lorsque Willow ouvre les yeux. La première chose qu’elle voit c’est Tara qui dort tout contre elle…La petite sorcière sourit, Tara à l’air paisible et infiniment heureuse. Un doux filet d’air tiède émane de ses lèvres. Willow le sent dans son cou…La petit rousse approche sa main de la joue de Tara, elle hésite un instant puis la caresse tout doucement. Sur la petite table basse, la bougie avec laquelle est venue Willow est toujours là et seuls quelques rayons de lune éclairent l’intérieur de la chambre.

La petite blonde bouge et s’éloigne un peu de Willow, permettant à celle-ci de se lever sans la réveiller. La sorcière sort de la chambre et se dirige vers la salle de bain commune. Tout est calme,un silence presque terrifiant règne dans les couloirs et les ombres dansant sur les murs effrayent parfois la petite rousse. Pourtant Willow ne se définit pas comme une trouillarde, elle est impressionnable mais elle sait dépasser ses peurs: chose plutôt utile quand on fréquente une fille comme Buffy. Des choses terrifiantes, la petite sorcière en a vue depuis qu’elle s’est liée d’amitié avec Buffy. Des trucs pas commun, elle en a vécu un paquet mais ce qui s’est passé quelques heures auparavant était absolument inédit pour elle.

La sorcière ouvre tout doucement le robinet, un jet d’eau froide coule dans le lavabo, elle boit un peu avant de se rafraîchir le visage. En relevant la tête, elle aperçoit son visage dans la glace. Willow pas narcissique pour deux sous se regarde. Comment une personne aussi belle sur tout les point que Tara peut s’intéresser à elle, surtout après ce qu’elle a subit? Willow n’a pas la réponse à cette question et au final, elle s’en moque. Tout ce qui compte maintenant c’est d’être avec Tara. Pourtant, les choses n’ont pas toujours été aussi claires dans la tête de la petite rousse. Il lui en a fallu du temps pour comprendre et mettre un mot sur ce qu’elle ressentait pour la jolie blonde endormie dans le lit. Enfin l’important c’est qu’elle est fini par y arriver et qu’elle soit désormais avec Tara.

C’est avec une infinie douceur que Willow ouvre la porte de la chambre, pour rien au monde elle ne veut réveiller la fée endormie dans le lit. En tournant la tête, Willow aperçoit son ordinateur sur le bureau de Tara, elle l’avait laissé là, un jour auparavant. Sans bruit, elle s’assoit au bureau et allume la machine, puis elle cherche un fichier bien spécifique, il est caché, crypté et codé. Il s’intitule : Le journal de Willow Rosenberg.. Elle clique dessus, il y a un léger flash lumineux et des tas de pages apparaissent. La petite rousse tient ce journal depuis qu’elle a 14 ans, quasiment toute sa vie s’y trouve dans les moindres détails. Elle ouvre une nouvelle page et commence à écrire…

 

 

«  12 Mai 2000, à 4h16...

 

 

Je crois que c’est bien la première fois que je rédige mon journal si tard ou si tôt, tout dépend de quel point de vue on se place…En temps normal, j’aurais pu attendre demain pour compléter le récit de mon existence mais depuis qu’elle est entrée dans ma vie, je ne veux plus rien remettre à plus tard… »

 

Willow s’interrompt, sa compagne gesticule un peu brutalement dans le lit, elle s’inquiète…Est-elle souffrante??? Une petite voix au fond de la petite sorcière se fait entendre…

 

« Mais non pauvre pomme, elle doit simplement faire un mauvais rêve… »

 

La petite rousse a beaucoup de mal à détacher son regard de Tara pour le reporter sur l’écran.

 

« Buffy depuis que je la connais, n’a eu de cesse de me répéter de vivre le moment présent, de profiter de la vie car elle est bien trop courte pour perdre du temps…Mais c’est l’une des choses que j’ai le plus de mal à appliquer…J’ai toujours besoin de connaître tout les paramètres avant de faire quelque chose. Pour moi la vie se résumait à une gigantesque équation mathématique avec beaucoup trop d’inconnu à mon goût. Pourtant j’aime les math, je suis douée mais, cette équation là, la vie, bien ça me fait peur…Enfin ça me faisait peur, jusqu’à ce que le destin mette Tara sur ma route.

Elle est tombée du ciel comme par magie au moment où j’en avais besoin et on a tant en commun: toute deux timide et patiente, fana de magie et de livres, un goût prononcé pour la nature. J’ai l’impression d’avoir rencontrer un second moi et ça je ne l’aurais jamais cru. J’ai toujours pensé avoir perdu ma moitié, le jour où Oz est partit. J’ai toujours cru que le vide que je ressentais en moi serait béant à jamais et que plus rien ni personne ne pourrait le combler. Je croyais que ma vie s’était arrêtée, le jour où j’ai trouvé l’homme que j’aimais nu dans les bras d’une autre. J’ai sentit mon cœur exploser et se briser comme une vitre sur laquelle on aurait jeter un projectile et à chaque seconde, le verre me causait des entailles plus profondes à l’intérieur. Les nuages et l’orage ont alors obscurcit mon ciel jusque là bleu et ensoleillé, une pluie froide et destructrice s’est abattue en moi. Il était partit, plus rien avait d’importance, la vie, ma vie ne valait plus rien…

Mes amis ont fait de leur mieux, j’ai même appris récemment en surprenant une conversation, que Buffy avait empêché Alex d’aller en coller une à Oz. Ils ont tout essayé pour me rendre le sourire, pour me remonter le moral. Ils se sont occupés de moi me pardonnant ma mauvaise humeur et mes sort catastrophiques. Ils ont été d’une patience à toute épreuve mais rien n’y faisait jusqu’au jour où je l’ai rencontré. »

 

Willow se tourne à nouveau vers le lit, Tara est redevenue calme. Le simple drap blanc qui la recouvre laisse deviner toutes ses formes. Cette nuit, Willow a appris à les découvrir et elle est désormais à peu près sûre qu’elle les connaît par cœur. Lorsque la petite blonde bouge, se découvrant encore un peu plus, Willow frissonne. Un frisson démarrant de l’échine et parcourant tout son corps. Une agréable décharge de désir et d’amour pour le petit ange endormi.

 

« Je ne vais pas refaire le chapitre « Tara et moi de l’amitié à l’amour», je l’ai déjà fait plus haut, je veux juste garder par écrit et pour l’éternité la trace de ces deux derniers jours.… 

La vie est bien curieuse, c’est quand elle vous semble repartir à l’endroit qu’elle se met à tourner à l’envers. Tout était merveilleux, j’emmenais Tara pour la première fois à une réunion du gang, on était heureuse, j’avais enfin l’impression de vivre à nouveau. Et voilà qu’il débarque, je n’attendais que ça depuis des mois et il débarque là, à l’improviste chez Giles. Je ne saurais pas dire exactement ce que j’ai ressentit en le voyant, j’étais partagé entre de la colère et une grande joie. Mais la joie a prit le large quand Tara a prit la fuite…

Il était là, de retour et moi je me retrouvais perdu au milieu de quelque chose que je ne contrôlais pas. Quand il m’a montré qu’il ne se transformait plus, j’aurais du sauter de joie, exploser de bonheur…J’ai simplement été heureuse pour lui, simplement pour lui. Quelque chose m’empêchais de résonner avec le terme « nous »…On a discuté toute la nuit, il m’a parlé de ses voyages, du monde, et j’ai rêvé en l’écoutant, moi qui n’ai jamais quitté Sunnydale. Je savais ce qu’il voulait, et au matin il ne me l’a pas caché mais je ne pouvais pas lui donner ce qu’il attendait. Quand il m’a dit que Tara était passée en mon absence, mes projets avec lui ne comptait plus. Je voulais la voir elle, je ne voulais pas qu’elle puisse croire une minute qu’entre Oz et moi il y avait eu quelque chose. Je crois que je n’ai jamais réfléchit autant dans un laps de temps aussi réduit, tout tournait dans ma tête, comme un grand huit qu’on arrive plus à stopper et qui vous file mal au cœur à cause des loopings.  J’avais tout préparer mentalement, ce que j’allais dire et faire mais quand elle a ouvert la porte j’ai tout oublié. J’ai improvisé, le scénario original ne prévoyait pas les larmes, la peur ni la douleur. Elles se sont invitées et quand Tara m’a prise dans ses bras, j’ai compris à cet instant que ma vie allait probablement changer. »

 

La petite sorcière marque à nouveau une pause, le souvenir vif de sa discussion avec Buffy lui revient…Elle esquisse un petit sourire et étouffe un léger rire lorsqu’elle revoit la tête de sa meilleure amie comprenant ce qu’elle est en train de lui dire. Si maintenant elle en rit, elle se souvient avoir eu affreusement peur en voyant Buffy s’empêtrer.

 

« Quand Buffy est rentrée, j’ai bien sentit qu’elle n’était pas d’excellente humeur. Probablement une querelle d’amoureux avec Riley mais je savais que ça leur passerait vite. Quand elle m’a regardé, j’ai aussi bien compris qu’elle avait vu que quelque chose n’allait pas. J’ai su alors qu’une discussion allait s’imposer. Et je crois que cette discussion a été bien plus effrayante pour moi que tout les vampires, les démons et les trucs louches qu’on avait affronté jusque là. J’allais miser ce que j’avais de plus précieux sur cette terre: mon amitié avec Buffy. Tout pouvait basculer d’une minute à l’autre, j’étais comme sur une corde raide. Ma tueuse de meilleure amie a beau être très maligne quand il s’agit de tuerie, de démon et d’autre trucs affreux, elle a beaucoup plus de mal quand il s’agit d’amour. Pour elle la situation correspondait à une simple addition : Oz + Willow = youpi… Ça aurait été bien trop simple, moi dans mon équation, les choses étaient beaucoup plus complexes. Je me souviens que j’avais imaginé mille manières de lui dire ce que je ressentais pour Tara…Au final ça a donné un simple : « Mais il y a Tara… ». Buffy a mit un temps non négligeable pour comprendre, il a fallut que je l’aide un peu en la regardant d’un air de dire « si ce qui m’embête était aussi simple, tu crois que je serais à me morfondre??? ». Elle a comprit,enfin, voilà c’était dit : Oz, Tara, mon cœur balançait et il s’en allait vers elle sans que mon cerveau ne puisse rien faire…Je sais que j’ai eu très peur de décevoir Buffy, de lui faire horreur, qu’elle me tourne le dos. Je n’oublierais jamais son regard et sa main sur la mienne lorsqu’elle m’a dit que ce n’était pas du dégoût mais de la surprise qu’elle ressentait. C’était légitime, j’aurais dû m’y attendre mais j’avais tellement peur. Elle m’a donné, le plus précieux conseil qu’on est pu me donner et elle m’a aider à faire mon choix sans le savoir, de la plus belle des manières. « Quoi qu’il arrive, tu devras être honnête avec les deux…Laisse parler ton cœur… » quand elle m’a dit ça, il y avait quelque chose de plus dans ses yeux, elle semblait me dire: « Et si ton cœur choisit Tara, ça ne changera rien…Je serais toujours là… ».

Et hier soir, après avoir tiré les choses au clair avec Oz, sur les conseils de Buffy, je suis allée voir Tara. Ma tueuse de meilleure amie était prête à m’y traîner par la peau des fesses. « Tu ne peux pas la faire attendre une minute de plus…Alors va la voir où je t’y traîne… ». Elle m’a fait un clin d’œil avant de sortir patrouiller. Je suis resté seule dans notre chambre à regarder la porte. Il fallait que j’y aille, Buffy avait raison. Je devais des excuses à Tara et je ne pouvais pas la laisser se demander une minute de plus si j’allais choisir les bras de Oz ou les siens. C’est là que j’ai imaginé l’excuse la plus pitoyable de toute ma vie: j’ai pris une bougie que j’ai allumé, je prétexterais ne pas vouloir la laisser dans le noir…Quand je raconterais ça à Buffy, elle va certainement beaucoup rire… »

 

Willow entend Tara grogner, elle se tourne de peur de l’avoir réveiller en pianotant sur le clavier. La sorcière blonde tâtonne à côté d’elle, la place est vide…

 

« Willow??? » appelle-t-elle inquiète.

 

« Je suis là ma puce, rendors-toi… » répond Willow.

 

« Qu’est-ce que tu fais debout à une heure pareille? » demande Tara.

 

« Je n’ai pas terminé un devoir que je dois rendre tout à l’heure… » ment la petite rousse.

 

« Tu ne pouvais pas faire ça après le petit déjeuner? » ajoute la blonde.

 

« Si mais, l’inspiration m’est venue soudain pour terminer cette dissertation, je préfère en profiter… » répond Willow.

 

« Tu reviens te coucher bientôt? » demanda Tara.

 

« Oui ma chérie, d’ici 15 petites minutes… » dit la rousse.

 

« C’est long… » bougonne la blonde.

 

Willow éclate de rire, puis se tourne à nouveau vers son clavier.

 

« Je suis donc arrivée avec ma bougie et un texte préparé mentalement que j’ai oublié dès qu’elle est apparut sur le pas de porte. J’ai même du mal à me souvenir de tout ce qu’on s’est dit avant qu’elle ne souffle la bougie…Je sais juste que au moment de lui dire que j’étais prête à me faire pardonner, j’avais juste envie qu’elle me prenne dans ses bras…Par contre ce qu’il s’est passé après l’extinction de la bougie, ça je m’en souviens bien…Très bien même, je ne l’oublierais jamais…La vie m’a offert un cadeau rare, celle de pouvoir avoir une seconde « première fois ». C’est peut-être un peu mal placé de comparer mais ce qu’il s’est passé cette nuit est à 10 000 lieues de ce qui a pu se passer avec Oz. Avec Tara j’ai ressenti des choses qui étaient bien au-delà de ce que j’imaginais. »

 

Quelques images des heures précédentes reviennent à Willow, quand elle revient à elle, la sorcière éprouve comme une sorte d’intense chaleur dans le bas ventre.. Son cœur bat à une vitesse folle. Seule Tara lui fait cet effet là. Jamais cela ne lui était arrivée avant.

 

« Maintenant, les choses ont l’air simple…Buffy est au courant, elle l’a bien pris tant mieux…Alex et Giles le sauront bientôt, je pense que ça ira aussi…Mais, je suis beaucoup moins catégorique quand il s’agit de mes parents, ils n’aimaient déjà pas Oz alors Tara…Je ne sais pas vraiment si il faut que j’y pense tout de suite, après tout je suis loin de la maison, mes parents ne sont jamais en ville. Rien ne m’oblige à leur en parler tout de suite…C’est la seule chose qui me préoccupe, mes parents…Ce que le reste du monde pensera à partir de demain, peu importe. J’aime Tara, je ne veux pas le cacher, ce qui ne veut pas dire que je veuille m’exhiber à tout prix. Je veux juste pouvoir lui prendre la main, quand j’aurais envie de lui prendre la main ou l’embrasser quand j’aurais envie de l’embrasser. J’aime quelqu’un, j’aime une femme, j’aime Tara…Est-ce que ça fait de moi quelqu’un de différent? Pas à mes yeux, je suis juste une fille amoureuse, certes d’une autre fille mais je suis toujours Willow Rosenberg, née à Sunnydale, il y aura 19 ans cet été, aimant les études, ses amis et la sorcellerie. »

 

« Willow…Tu viens??? » demande Tara d’une voix à la fois râleuse et espiègle.

 

Willow jette un œil à Tara et se tourne une dernière fois vers son écran…

 

« Je suis attendu, on me réclame…Je mets mon cerveau sur pause, je tergiverserai plus tard… »

 

 

/APPUYER SUR ENTREE POUR SAUVEGARDER LE FICHIER ET FERMER LE PROGRAMME/

 

 

Willow regarde la programme se refermer et la machine s’éteindre. Le noir s’abat à nouveau sur la pièce. La sorcière s’approche du lit, Tara à la lumière de la lune s’aperçoit que sa compagne est habillée…

 

« Tu a remis tes vêtements? » demande Tara.

 

« Oui, pour aller aux toilettes c’est mieux…Y avait peu de chance que je croise quelqu’un à quatre heures du matin dans le couloir mais on ne sait jamais… » répond Willow avec un petit sourire.

 

Tara se redresse et tape sur le matelas à côté d’elle, invitant la petite rousse à s’y asseoir. Willow s’exécute. La blonde s’approche tout doucement de sa compagne, la petite rousse sent son cœur s’emballer. Tara embrasse tendrement Willow, lorsqu’elle s’éloigne légèrement, elle murmure à son oreille:

 

« Tu vas m’obliger à te les enlever…Encore… »

 

Willow éclate de rire puis regarde son ange blond dans les yeux.

 

« Qu’est-ce que tu attends? » demande-t-elle.

 

Et dans un éclat de rire synchrone les deux jeunes femmes repartent pour quelques heures au milieu des cieux, pour toucher les étoiles du bout des doigts.

 

 

                                                 FIN

 

 

 

 

 

 

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Lundi 2 juin 2008

Pour un flirt avec toi…

 

 

Songfic: elle se déroule à partir de l’arrivée de Kennedy chez Buffy dans la saison 7, la tueuse potentielle a flashé sur Willow…Notez que la chanson est un peu changée et mise au féminin pour que ça colle a Kennedy…La chanson s’appelle Pour un flirt et c’est un tube des années 70...

 

 

 

Kennedy entra dans la maison sans se gêner, détaillant au passage Buffy de haut en bas….

« C’est ça la tueuse? » dit-elle.

Elle pénétra dans le salon et là, alors qu’elle en faisant le tour du regard, celui-ci s’arrêta net lorsqu’il se posa sur la jeune femme rousse assise dans le canapé…Elle était rousse, les cheveux mi-long lui tombant sur les épaules, des yeux vert magnifiques et un charmant sourire…

La potentielle sentit son cœur s’emballer sans bien comprendre pourquoi, quand Willow lui jeta un regard, Kennedy se sentit comme sur un nuage…

Pour un flirt avec toi
Je ferais n'importe quoi
Pour un flirt avec toi…

 

Dès l’instant où Giles avait commencé à parler, Kennedy avait complètement déconnecté du monde réel, elle n’avait d’yeux que pour la jolie rousse qui se tenait en face d’elle. La potentielle avait un sacrée caractère et lorsqu’elle se mettait quelque chose en tête, il était quasiment impossible de l’en détourner. Son objectif était désormais clair, en plus d’essayer de ne pas mourir, sortir avec Willow serait un bon plan…

Je serais prête à tout
Pour un simple rendez-vous
Pour un flirt avec toi…

Mais comment l’aborder, comment faire connaissance et surtout comment ne pas perdre de temps inutilement? C’était ce que la jeune tueuse se demandait, aller droit au but était une idée mais en observant un peu Willow, elle avait compris que c’était surtout le meilleur moyen de prendre une gifle…Restait la subtilité au sens « kennedien » du terme bien sûr. Il fallait que la jeune fille fasse comprendre à Willow ce qu’elle voulait et accessoirement de vérifier si la jeune femme était susceptible de vouloir la même chose…

Alors la tueuse se lança dans un jeu de regard sans équivoque, que tout le monde avait remarqué, sauf peut-être Willow bien trop occupée à réfléchir à d’autres choses…Du moins c’est ce que la rousse voulait faire croire, car elle avait bien remarqué la potentielle qui la regardait, qui lui souriait. Willow n’était peut-être pas une experte en la matière mais elle était assez intelligente pour remarquer qu’elle était au goût de Kennedy…Et ce n’était pas loin d’être réciproque, Willow s’était surprise à laisser ses yeux se balader lorsque la tueuse potentielle quittait une pièce. Bien sûr la rousse se sermonnait honteusement mentalement…

Kennedy avait cessé d’observer Willow a la dérobée, la tueuse faisait maintenant en sorte que la jeune femme sache qu’elle la regardait et elle lui décochait des sourires ravageurs, ce qui avait pour résultat de faire rougir Willow. Au moins la potentielle était fixée, Willow ne lui était pas indifférente…

Pour un petit tour, un petit jour
Entre tes bras
Pour un petit tour, au petit jour
Entre tes draps

Et Kennedy continuait son petit manège sous les yeux amusés du gang qui attendait la réaction de Willow avec intérêt, a présent la tueuse faisait tout pour être au plus près de la sorcière et employait des ruses de sioux pour s’asseoir en face d’elle à table où à côté d’elle quand elle le pouvait…Pour l’effleurer dans le couloir…

« Tu crois qu’il va se passer quelque chose entre Willow et Kennedy? » demanda un jour Alex à Buffy.

« Peut-être, en tout cas, il faudrait être aveugle pour ne pas voir que Kennedy ferait de bien de notre chère Willow son quatre heure… » répondit la tueuse.

« Et vous Giles vous en pensez quoi? » dit Alex à l’observateur…

« Je peux savoir depuis quand on me demande mon avis là-dessus? » s’étonna l’observateur.

« Laisse tombez Alex, c’est le moment où notre cher Giles va nettoyer ses lunettes… » plaisanta Buffy.

« Nettoyer ses lunettes? Moi pas bien comprendre là… » soupira Alex.

« Oublie c’est une longue histoire… » acheva la tueuse.

 

Un soir au dîner, Kennedy poussa le jeu un peu plus loin encore, assise en face de Willow, elle ne cessait de lui lancer des regards intéressés et des sourires séducteurs, alors que la sorcière tentait désespérément de se concentrer sur son assiette pour ne pas rougir du petit manège de Kennedy, celle-ci sentit le pied de la potentielle caresser sa jambe…

Willow se raidit et sursauta faisant trembler la table et interrompant les conversations aux alentours. Toute la bande lui lança un regard étonné…

« Je…Je viens de me cogner le doigt de pied dans le pied de la table… » bégaya Willow morte de honte.

Kennedy affichait un sourire ravi, Alex et Buffy se retenaient de rire. Il empêcha d’ailleurs Anya de dire quoi que ce soit, il avait sentit la petite phrase assassine ou terriblement embarrassante venir et il savait que si Anya disait le moindre mot, il ne pourrait pas se contenir plus longtemps. Et pour rien au monde il ne voulait mettre Willow plus mal à l’aise qu’elle ne l’était déjà…

Fière de son petit effet, la tueuse repris ses œillades envers la sorcière.

Je pourrais tout quitter
Quitte à faire démodée
Pour un flirt avec toi…

Enfermée seule dans la salle de bain pour se changer pour la nuit, Willow songeait à ce qu’il était en train de se passer. Cette fois-ci plus de doute permis, Kennedy avait bien des vues sur elle c’était indéniable. Willow avait deux choix: repousser les avances de la jeune tueuse le plus gentiment possible ou la laisser faire…La sorcière était terriblement embêtée, c’était très flatteur d’être l’objet de désir d’une aussi jolie fille que Kennedy mais c’était trahir Tara…

Willow se regarda dans le miroir et pensa:

« Pourquoi il faut que ça m’arrive moi.. »

Quand elle sortit de la salle de bain, elle tomba nez à nez avec Kennedy dans une tenue légère, un petit haut et un short moulant laissant voir son ventre plat et mat ainsi que ses cuisses musclées…Pétrifiée, Willow se sentit rougir…

Je pourrais me damner
Pour un seul baiser volé
Pour un flirt avec toi

Kennedy s’approcha tout près et la frôla, elle lui dit de son air le plus innocent possible…

« Tu as fini avec la salle de bain? »

Willow avait sentit le souffle de Kennedy pas loin de son visage, il fallait qu’elle se sorte de là où elle allait se liquéfier sur place…

« Ou…Oui… » bégaya Willow.

La tueuse lui fit un grand sourire avant de s’enfermer dans la salle de bain. Willow soupira de soulagement sans savoir qu’elle n’était pas au bout de ses peines…

Pour un petit tour, un petit jour
Entre tes bras
Pour un petit tour, au petit jour
Entre tes draps

Cette nuit-là, Willow eût beaucoup de mal à dormir, car le petit tête à tête dans le couloir lui revenait sans cesse à l’esprit, si à cet instant elle avait su ce qu’il se passerait le soir suivant, Willow aurait choisit de disparaître dans un trou de souris…

Le nombre de potentielles avait grimpé en flèche et il fallait revoir le plan d’occupation des sol, comme disait Willow, cela ne faisait bien sûr rire qu’elle et Kennedy qui ne se privait pas de jouer les groupies de temps à autre…Dès que Willow demandait qu’on lui rende un service, elle se proposait, Buffy surpris même un jour la jeune tueuse adressant un regard noir à une autre des potentielles qui avait eu la mauvaise idée de se proposer…

Je ferais l'amoureuse
Pour te câliner un peu
Pour un flirt avec toi

Et le manège de Kennedy continuait de plus en plus flagrant, de plus en plus insistant et de plus en plus perturbant pour Willow. Alex lui avait des sueur froides à essayer d’empêcher Anya de dire une bêtise…

« Mais pourquoi je ne dois rien dire? Il est temps que quelqu’un mette les pieds dans le plat…Kennedy veut coucher avec Willow faudrait quelqu’un pour le lui faire remarquer! » s’exclama Anya.

« Anya, crois-moi, Willow ne t’a pas attendu pour comprendre…Tu ne dois rien dire parce que ce ne sont pas tes affaires. Elles doivent se débrouiller toutes les deux… » dit Alex gentiment.

« Je me demande bien ce que Kennedy peut trouver à Willow…J’ai pas envie de coucher avec elle moi…En tout cas c’était bien la peine qu’elle nous ait fait tout un cirque avec Tara alors que je ne lui donne pas une semaine pour finir au lit avec la tueusettes…C’est d’ailleurs bien dommage que Tara ne soit plus parmi nous, j’aurais adoré assister à la torture de Willow et Kennedy lorsqu’elle les aurait surpris… » répliqua l’ex-démone.

Alex se prit la tête entre les mains, il savait qu’il ne pourrait pas empêcher indéfiniment Anya de dire ce qu’elle pensait…

Willow se chargeait donc de répartir les filles, entre le salon, la chambre de Dawn, et la sienne…Kennedy suivait tout ça très intéressée, elle avait un plan et elle était sûre qu’il allait fonctionner…

« Je vais mettre Molly avec moi, toi dans le salon, Chloé avec Dawn et… »

Kennedy l’interrompit…

« Si tu veux dormir, oublie Molly, elle n’arrête pas de parler… »

« Alors je met Molly au salon, Chloé avec moi et toi avec Dawn, ensuite pour les autres on… »

Kennedy coupa à nouveau la parole à Willow.

« Chloé ronfle… »

Willow soupira, donna le tas de drap à Kennedy et lui dit:

« Je vois que tu es ravi de te charger de l’organisation, eh bien fais-le… »

Kennedy afficha un grand sourire amusée, Willow venait de marcher droit dans son piège…

Je ferais des folies
Pour arriver dans ton lit
Pour un flirt avec toi

 

« Ok, je m’en charge…Oh dis-moi Willow, j’espère que tu ne tire pas les couvertures… » dit la potentielle en souriant malicieusement…

Pour un petit tour, un petit jour
Entre tes bras
Pour un petit tour, au petit jour
Entre tes draps

Kennedy gravit les marches de l’escalier se félicitant intérieurement d’avoir réussi, Willow encore toute chose après ce que venait de lui dire la tueuse la regarda monter, en essayant de lutter pour ne pas laisser ses yeux se balader n’importe où alors que la potentielle arrivait en haut…

 

FIN


 

 


 

Par WillTMG - Publié dans : BTVS
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Lundi 2 juin 2008

Un amour de sorcière…

 

 

 

 

      Cette fic se passe pendant la saison 4, Oz est partit et Buffy apprend que Willow voit une autre sorcière, bizarrement ça ne la réjouit pas…Buffy n’est pas avec Riley, il s’en est fallu de peu mais le départ de Oz a bizarrement bouleversé les choses.

 

 

     Oz était partit depuis des mois, et Willow commençait tout juste à s’en remettre. La sorcière passait désormais le plus clair de son temps avec une autre sorcière. Buffy ne la connaissait pas, à vrai dire, Willow ne lui en avait jamais parlé, c’est en espionnant son amie qu’elle avait découvert où allait Willow lorsqu’elle s’absentait. Les intentions de Buffy n’avait jamais été d’espionner gratuitement sa meilleure amie, elle s’inquiétait simplement de voir Willow disparaître sans donner d’explication et revenir toute guillerette sans jamais vouloir rien dire. Alors un soir, elle avait décidé de suivre Willow, c’était stupide, malhonnête et surtout cela risquait de blesser la sorcière si elle l’apprenait mais la tueuse n’avait pas pu s’en empêcher…Ça partait d’un bon sentiment, Buffy voulait juste s’assurer que son amie allait bien, qu’elle ne faisait pas de bêtise car quand elle voyait Willow rentrer si joyeuse parfois, la tueuse redoutait que celle-ci ne soit tombé dans la drogue. Venant de Willow s’était surréaliste mais Buffy ne pouvait ignorer cette hypothèse, c’est comme ça qu’un soir elle avait suivit Willow, et l’avait vu entrer dans la chambre 123 de Garden Hall, le bâtiment des chambres individuelle. Prise de curiosité, la tueuse avait pénétrer dans le secrétariat pour chercher l’identité de l’occupant de la chambre 123...La tueuse découvrit que c’était une étudiante prénommée Tara, une jeune fille venue du Winconsin.  Rien de bien suspect et pourtant, Buffy n’était pas soulagée pour autant…

 

« Mais qu’est-ce qui m’arrive… » se demandait-elle alors qu’elle patrouillait seule sur le campus.

 

Ce soir comme souvent, Willow était aller rejoindre cette fille dont Buffy ne savait rien et ça la rendait de mauvaise humeur. La tueuse ne se reconnaissait plus et ce comportement bizarre avait commencé depuis le départ d’Oz. Buffy s’était presque réjouit intérieurement du départ du petit ami de Willow, c’était surréaliste, alors que sa meilleure amie endurait les pires douleurs, elle était presque contente, pas que Willow souffre, oh non…personne n’avait plus mal pour Willow que Buffy elle-même mais c’était que Oz ne soit plus là. Buffy avait cru que cela était dû au fait qu’il avait trompé Willow et que par essence son rôle de meilleure amie soit de détester l’horrible responsable du désarroi de la petite rousse. Pourtant quand Willow avait commencé retrouver le sourire à cause de cette Tara, ça n’avait pas réjouit Buffy non plus, découvrir que son amie voyait cette fille ça l’avait d’ailleurs mit plus de mauvaise humeur qu’autre chose. La tueuse était un peu perdue, et elle ne savait pas auprès de qui prendre conseil…

 

« Allez ma grande, pense à autre chose… » se dit-elle.

 

Mais c’était plus facile à dire qu’a faire, Buffy ne cessait de se demander ce que pouvait bien faire Willow et Tara ensemble…Rien que d’y penser, elle avait envie de casser quelque chose, elle se rappelait encore vivement la sensation qu’elle avait eu en apercevant furtivement Tara remettre l’étiquette de Willow dans son corsage une fois dans un rayonnage de la bibliothèque…Elle était tombé par hasard sur les filles dans ce rayonnage, elles ne l’avaient pas vu mais Buffy, elle, avait tout bien vu.

 

« Ce n’était pas du hasard…J’espionnais Willow… » se dit Buffy.

 

Elle se sentait coupable, mais elle ne pouvait pas s’en empêcher…Willow ne voulait rien lui dire, a vrai dire elle faisait comme si rien n’avait changé sans se douter que Buffy savait. Et ce soir, elle avait failli craquer quand Willow avait refusé de venir patrouiller pour aller soi-disant a la bibliothèque. La tueuse avait faillit rétorquer à son amie, qu’elle n’avait jamais vu de bibliothèque blonde et qui remettait les étiquettes dans les corsages mais elle s’était retenu, sachant qu’elle serait obligé d’expliquer comment elle savait ça et qu’elle ne voulait pas se fâcher avec Willow. Désemparée par rapport à tout ça, Buffy songea qu’il n’y avait qu’une personne a qui elle pouvait demander conseil : sa mère.

La tueuse cessa sa patrouille pour rentrer à sa chambre appeler sa chère maman.

 

« Joyce Summers, j’écoute? » dit Mme Summers en décrochant.

 

« Maman c’est moi… » répondit la tueuse.

 

« Buffy ma chérie, ça n’a pas l’air d’aller… » dit Joyce.

 

« Tu as un don décidément…J’ai une camarade qui a un problème, je ne sais pas quoi lui dire, je me suis dit que toi tu pourrais me dire ce que tu en penses? » dit Buffy.

 

Joyce alla s’asseoir dans le canapé…

 

« Je t’écoute ma chérie… » dit-elle.

 

« Voilà, la colocataire de ma camarade s’est fait largué par son copain et elle s’en ai presque réjouit alors que son amie allait mal, ensuite, quand elle a vu qu’elle allait étrangement mieux elle s’est mise à l’espionner et elle a découvert qu’elle voyait quelqu’un, qu’elle s’était fait une nouvelle amie et encore une fois au lieu de lui faire plaisir ça la contrarie profondément. Elle est complètement perdue, elle ne se reconnaît plus. Qu’est-ce qui lui arrive à ton avis? » demanda Buffy.

 

« A première vue, je dirais qu’elle est jalouse…Quand le petit ami est partit, ta camarade a dû se dire qu’elle allait en quelques sortes récupérer son amie mais quand elle a vu que son amie se remettait sans son aide elle a voulu savoir et à présent elle est jalouse parce que c’est à une autre que son amie confie ses secrets, ses sentiments sur sa rupture. Ta camarade à peur de perdre son amie. C’est aussi simple que ça… » répondit Joyce.

 

« Mais le truc c’est que ça lui fait vraiment du mal, elle y pense tout le temps, même la nuit, tout le temps, elle se demande en permanence ce qu’elle font et quand elle surprend un geste un peu trop proche à son goût ça la met dans un état pas possible… » ajouta Buffy.

 

« Alors là, il faut que ta camarade commence à songer au fait qu’elle pourrait éprouver plus que de l’amitié envers son amie… » dit Joyce.

 

« Tu penses qu’elle pourrait en être amoureuse? » s’étonna Buffy.

 

« Oui, vu ce que tu me décrit ça ressemble à de la jalousie amoureuse plus qu’amicale…Elles se connaissent depuis longtemps? » demanda Joyce.

 

« Oui, je crois, elles viennent du même endroit dans le Wisconsin… » mentit Buffy.

 

« Je crois que j’ai raison, ta camarade ne s’est jamais rendu compte ou trop tard quand son amie n’était plus libre de ce qu’elle avait sous les yeux, quand elle a vu le copain partir elle a dû se dire qu’enfin elle allait pouvoir se rattraper mais elle a peur que l’arrivée de cette fille sème la pagaille… » dit Mme Summers.

 

« Ok, merci du coup de main Maman… » dit Buffy.

 

« De rien ma chérie, à très vite. » dit Joyce.

 

« A très vite maman… » répondit la tueuse.

 

Buffy raccrocha, sonnée…Elle était amoureuse de Willow…Le plus bizarre c’est que ça ne l’étonnait pas vraiment…Elle adorait Willow, et elle avait tendance à sortir les griffes quand on s’approchait trop près d’elle. Buffy avait toléré Oz sans pour autant faire vraiment amie amie avec lui…Ceci expliquait cela, sa réaction à cause du faux Malcolm aussi…Les pièces du puzzle se mettaient enfin en place et tout s’expliquait. Buffy comprenait aussi mieux maintenant les rêves très chaud qu’elle faisait à propos de Willow et elle se disant que s’était un pur délire de son sub-conscient, elle se souvint de son cours de psycho : le sub-conscient renvoi toujours au réel…Tout prenait son sens…

 

« Mais comment je vais dire ça à Willow? » se demanda Buffy soudain terrorisée.

 

Elle regarda son bureau, du papier, un crayon, Buffy allait lui écrire…Ce serait plus simple. Elle se mit au bureau et rédigea un longue lettre, elle la déposa sur le lit de Willow avant de prendre un sac de couchage et de partir dormir ailleurs,  elle ne voulait pas être là quand Willow rentrerait.

 

 

Willow regagna la chambre au matin, elle s’était écroulé de fatigue dans la chambre de Tara. Elle fut surprise de ne pas voir Buffy. S’approchant de son lit pour regarder le répondeur, elle vit la lettre pliée sur son oreiller, elle la prit et la déplia.

 

« Ma Willow…

 

 

Tu va probablement ouvrir de grand yeux rond en constatant mon absence et en trouvant cette lettre que tu dois déjà commencer à trouver étrange… »

 

La sorcière interrompit sa lecture, c’était exactement ça…

 

« Si je t’écris et que j’ai disparut momentanément de la circulation c’est parce que j’ai quelque chose de pas facile à t’avouer…

Quand tu vas lire les lignes suivantes, tu vas te dire que c’est une mauvaise blague mais pas du tout, tout ce qui suit est très sérieux, je n’ai jamais été aussi sérieuse de ma vie… »

 

Willow était stupéfaite mais où Buffy voulait-elle en venir.

 

« Je me souviens de la première fois que je t’ai vu, Cordélia se moquait de toi et ça m’a fait mal de te voir comme ça…De cet instant j’ai su que je te voulais près de moi, je voulais te protéger des idiotes comme elle…Je sentais en toi l’amie que je cherchais depuis si longtemps, celle avec qui je pourrais tout partager, celle pour qui je serais là et inversement. J’ai pas toujours été très habile et souvent franchement pas douée, c’est pour ça qu’aujourd’hui je préfère t’écrire…

Tu dois savoir que ces derniers temps je t’ai espionné, je sais que tu va être en colère mais attends, je vais t’expliquer. Je me demandais ce qui te redonnait tant le sourire, j’avais peur que tu te drogue alors un soir je t’ai suivis, tu es entrée dans cette chambre dont j’ai chercher l’occupant…Je sais désormais que tu vois une autre fille, Tara et que vous vous entendez très bien…J’aurais dû être rassurée et m’arrêter là mais non, en fait ça a été pire que tout et j’ai continuer à vous espionnez un peu parfois, l’autre jour quand je l’ai vu remettre l’étiquette dans ton corsage j’ai cru devenir folle, surtout que ça ne te déplaisait pas…

 

Vois-tu à présent où je veux en venir? »

 

La sorcière commença à se sentir bizarre, elle commençait à comprendre…

 

« Voilà Willow, je dois te le dire, tu dois savoir, je t’aime mais pas comme une meilleure amie est censé aimer sa meilleure amie. Je t’aime tout court, je t’aime profondément, sincèrement…Je n’ai jamais vu avant que Oz ne te quitte la perle que j’avais sous les yeux, et quand je l’ai vu enfin, tu partais déjà vers quelqu’un d’autre…Voilà Willow tu sais…Maintenant la décision t’appartient, si tu veux de moi tu me trouvera dans ce qu’il reste de nos plus belles années. Si tu ne veux pas de moi alors ne vient pas, je rentrerais ce soir et on en parlera pas, on oubliera et j’apprendrais à vivre avec ça, ou plutôt j’apprendrais a vivre sans toi…Ou du moins avec toi mais pas comme je le voudrais… 

 

Je t’aime et je voulais que tu le saches, ta Buffy pour toujours… »

 

Willow replia la lettre, des larmes coulaient sur ses joues, c’était si beau, si fort…Buffy l’aimait mais pas d’amitié, d’amour…Il était arrivé à la sorcière de rêver de ce jour mais elle n’avait jamais rien dit, à part à Tara, c’est de ça qu’elle parlait tout le temps en plus de faire de la magie, des sentiments caché de Willow envers sa meilleure amie.

La sorcière sous le coup de l’émotion avait bien du mal à réfléchir…

 

« Tu me trouvera dans ce qu’il reste de nos plus belles années… » pensa-t-elle.

 

Soudain, elle eût un éclair de génie…

 

« Les ruines du lycée… »

 

La sorcière n’hésita pas et courut du plus vite qu’elle pouvait à l’arrêt de bus, il la déposa à quelque pas du lycée, Willow ne voulait plus perdre une minute, elle courrait comme une dératée. Quand elle arriva devant les ruines de l’édifice elle entra, tremblant d’appréhension et d’excitation…

 

« Oh hé!!!! Buffy???Tu es là??? » appela Willow.

 

Buffy reconnut la voix de son amie…

 

« Va toujours tout droit Willow, je suis au fond… » répondit Buffy.

 

Willow se remit alors à courir, trébuchant, tombant parfois mais se relevant toujours…Quand elle arriva, elle s’arrêta net, incapable de prononcer un seul son…

 

« Tu es venue…Ça veut dire que? » dit la tueuse.

 

Willow hocha la tête…

 

« Ça veut dire…Je voulais éviter les grandes phrases mais celle là je peux pas…Ça fait tellement longtemps que j’attends…Tellement longtemps, j’ai presque du mal à y croire… » dit Willow au bord des larmes.

 

« C’est pourtant vrai… » dit Buffy.

 

La tueuse s’approcha et essuya les larmes de Willow avec sa main.

 

« Ne pleurs pas, c’est censé être un beau jour non? » dit la tueuse.

 

« C’est pas de la tristesse Buffy…C’est de la joie… » répondit la sorcière.

 

Buffy contempla la frimousse d’ange de Willow, ses yeux vert mouillés de larmes et ses lèvres fines tremblantes, et soudain elle n’y tint plus, sans se poser de question, elle déposa un baiser sur les lèvres de la sorcière. Ce fut l’engrenage, du baiser, elle passèrent rapidement à autre chose. Laissant parler leurs envies si longtemps refoulées, dissimulées, Buffy voulait rattraper le temps perdu, aimer Willow et le lui prouver…La sorcière se laissait porter par la vague de désir et de plaisir, confiant le contrôle d’elle-même à Buffy, s’abandonnant totalement à la tueuse. Il n’y avait plus qu’elles, leurs corps l’un contre l’autre, leurs mains qui s’adonnaient à une délicieuse valse de caresses en harmonie totale.

Quand elle se réveillèrent, nues dans le sac de couchage de Buffy, elles se regardèrent tendrement.

 

« Comment on va le dire aux autres? A Giles, à Alex? » demanda Willow soudain rattrapée par la réalité.

 

« On leur dira simplement que tu es un amour de sorcière…Mon amour de sorcière… » répondit Buffy.

 

Willow sourit et se blottie contre Buffy, l’avenir paraissait facile maintenant qu’il se dessinait dans les bras de Buffy…

 

                                           FIN

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Lundi 2 juin 2008

TITRE : Sous la douche

PAIRING : Kennedy/Willow

RATING : NC-17

DISCLAIMER : Le personnages appartiennent à Joss Whedon, Mutant Enemy, Fox

RESUME : Une fic qui se passe sous la douche…lool

 

Sous la douche. . .

 

 

 

 

 

Willow rentrait tout juste de la fac, il était 17h. En entrant dans l’appartement qu’elle partageait avec Kennedy, elle appela sa compagne mais aucune réponse ne lui parvint. En pénétrant dans le salon, elle perçut enfin le bruit de l’eau qui coulait. . .Elle comprenait mieux à présent pourquoi sa petite amie ne répondait pas, elle se trouvait sous la douche. La sorcière se dirigea vers son bureau dans la chambre qu’elle partageait avec Kennedy et posa son sac au sol. Puis, ôtant ses chaussures, elle monta sur son lit et s’assit en tailleur pour méditer un peu. La journée avait été rude et quelques minutes de calme lui ferait le plus grand bien. Les yeux fermés et les paumes levées vers le ciel, Willow respirait tout doucement, cherchant la paix intérieure. La petite rousse avait beau essayer, elle avait un mal fou à se concentrer. Elle ouvrit les yeux et secoua la tête de gauche à droite comme si ce geste allait chasser les pensées qui la perturbaient. Willow se concentra à nouveau mais encore une fois, les images de Kennedy nue sous la douche vinrent parasiter sa tentative de méditation. Elle s’interrompit alors et se leva d’un bond se dirigeant vers la salle de bain, réalisant que ce n’était pas de méditation dont elle avait besoin. La main posée sur la poignée de la porte, Willow se mordilla la lèvre inférieure, ce n’était pas raisonnable, pas raisonnable du tout. . .Kennedy était revenue vivre avec elle depuis seulement deux semaines, et Willow ne voulait pas que la tueuse croit que c’était gagné. La sorcière avait encore besoin de temps pour pardonner Kennedy de l’avoir trompé alors qu’elle était ivre après une dispute. Certes, la tueuse était venue avouer sa faute mais ça ne rendait pas la chose moins douloureuse pour autant, Willow avait beaucoup souffert en imaginant Kennedy dans les bras d’une autre. Pourtant la sorcière avait tellement envie de retrouver pleinement sa compagne, elles étaient restées trois mois séparées après qu’elle l’eût mit à la porte de l’appartement et Kennedy avait tout fait pour la reconquérir. Willow avait finit par céder tant sa compagne lui manquait et tant sa dernière idée pour lui prouver son amour était folle et romantique. Depuis qu’elle était rentrée, Kennedy dormait sur le canapé et tout les soirs Willow résistait à l’envie de lui dire de revenir dormir avec elle. . . L’imaginer dormant à quelques mètres était une torture mais la sorcière voulait que la tueuse comprenne que le chemin serait long avant d’obtenir le pardon.

Cependant, ce soir c’était trop. Willow avait eu une journée plus que frustrante et énervante. La sorcière s’était même endormi en amphi et elle avait fait un rêve très érotique. D’une humeur massacrante, elle avait l’impression que tout autour d’elle s’alliait pour lui pourrir la vie le plus possible. Elle avait eu très hâte de rentrer retrouver Kennedy avant de réaliser qu’entre elles non plus ce n’était pas la joie. Prenant une grande inspiration et faisant fi des conséquences, la sorcière ouvrit la porte. Sous la douche, Kennedy n’entendait rien. Au milieu de l’eau qui ruisselait sur son corps, il y avait aussi des larmes. La tueuse avait du mal à supporter cette distance entre elle et Willow. Pourtant elle savait qu’elle n’avait que ce qu’elle méritait pour avoir tromper sa compagne. La sorcière détailla Kennedy à travers le rideau, elle connaissait le corps de la tueuse par cœur, chaque courbe, chaque creux, rien ne lui était inconnu. Willow saisit la serviette posée sur le bord du lavabo, puis se déshabilla sans bruit avant de s’enrouler la fameuse serviette autour de la taille et tout doucement, elle entra dans la douche. Kennedy était de dos, les mains appuyées sur le mur, elle pleurait. Soudain, elle sentit les mains de Willow s’enrouler autour de sa taille. La tueuse se retourna retenant sa respiration,elle n’y croyait pas. . .

« Will. . . Willow. . . » bégaya-t-elle surprise.

La sorcière dévorait sa compagne des yeux, cela faisait très longtemps que Kennedy n’avait pas vu Willow lui jeter un tel regard plein de désir.

La petite rousse remarqua que la tueuse avait pleuré, ses yeux était rougit et son regard affreusement triste. Elle essuya les quelques dernières larmes de Kennedy avec le revers de sa main. . .

« Willow. . . Je. . . » commença Kennedy.

Willow posa son doigt sur les lèvres de la tueuse.

« Chut. . . Ne dis rien et embrasse-moi. . . » répondit la rouquine.

L’espace de trois petites secondes, Kennedy crût rêver, voilà maintenant trois mois et deux semaines qu’elle rêvait d’un tel moment et il arrivait enfin. Tremblant un peu, Kennedy n’attendit pas que Willow le lui redemande et elle se pencha vers elle pour l’embrasser. La tueuse apprécia vivement de retrouver à nouveau le goût sucré des lèvres de sa compagne, et la douceur de sa peau contre la sienne. Kennedy profitait pleinement de l’instant, savourant enfin les véritables retrouvailles tant attendues. . .

Kennedy serrant Willow contre elle, pivota afin que ce soit la sorcière qui se trouve dos au mur, elle la plaqua contre celui-ci et entreprit de l’embrasser dans le cou. La sorcière adorait cela et elle rejeta sa tête en arrière pour offrir sa gorge à sa compagne. La tueuse, faisait glisser sa langue dans le cou de Willow, de bas en haut. La sorcière sentait le piercing de Kennedy la chatouiller. La tueuse remonta jusqu’aux lèvres de sa compagne et elles s’embrassèrent passionnément. Leurs langues s’adonnaient à un harmonieux ballet, Willow essayant de retenir et de goûter la petite boule métallique au bout de la langue de sa petite amie. La tueuse savait en jouer et elle prenait un plaisir immense à la lui dérober à chaque fois. A présent, tout ce qui séparait leur deux corps c’était la serviette enroulée autour de Willow mais avec l’eau celle-ci était trempée et devenait de plus en plus lourde et sans que Kennedy ait besoin de faire le moindre geste, elle tomba au pied de la sorcière qui la sortit de la douche, répandant une flaque d’eau sur le sol de la salle de bain. . .

Pour la première fois depuis qu’elle sortait avec la petite rousse, Kennedy ne savait pas trop quoi faire, ce revirement soudain la troublait autant qu’elle l’appréciait. Mais très vite, Willow ressentit son trouble, elle lui saisit alors les poignets et lui murmura:

« Ferme les yeux. . . »

La petite rousse se concentra alors et projeta ce à quoi elle pensait dans l’esprit de Kennedy. Ce que voulait la sorcière était absolument clair et net, il n’y avait pas de doute possible. Willow avait envie d’elle et c’était réciproque. Ragaillardit et bien décidé à satisfaire les envies de sa compagne, Kennedy la couvrit de baiser, écoutant avec délice sa sorcière de petite amie murmurer son nom d’une voix rauque et la sentant se cambrer avec bonheur au contact de ses doigts. Si jusque là, la sorcière avait tenue à ne pas coucher avec Kennedy ce n’était pas que pour la punir. C’était aussi parce qu’elle avait peur que la tueuse pense à cette autre fille en faisant l’amour. Cette idée la terrorisait et la pétrifiait à chaque fois que l’envie de se glisser dans les bras de Kennedy la prenait. La sorcière abandonnait alors, la mort dans l’âme, essayant de se consoler en se disant que cela ferait comprendre à Kennedy que la partie était loin, très loin d’être gagnée. De plus, ses amis n’aidaient pas au rapprochement, Buffy avait été presque outrée quand Willow lui avait annoncé que sa compagne revenait vivre avec elle:

« Willow, elle t’a trompé! Elle a couché avec une autre! » s’était exclamée sa meilleure amie.

« J’essaye d’oublier, pas la peine de me le rabâcher… » avait répondu Willow.

« Je dis juste ça parce que je ne veux pas que tu sois malheureuse. Elle pourrait recommencer. . .Tu imagines si à chaque fois que vous vous disputez elle va prendre une cuite et qu’elle ramène la première pouf qui passe? Je ne veux pas de cette vie là pour toi, tu mérite beaucoup mieux. . . » avait alors dit Buffy.

« Elle a fait une erreur et elle le reconnaît. Et Buffy n’oublie pas qu’il y a quelques années j’ai trompé Oz, et il a pardonné. » avait répliqué la sorcière.

« C’était différent, toi tu n’a pas couché avec Alex, tu l’a juste embrassé. Il y a une marge quand même. . . » avait souligné la blonde.

« Si Oz et Cordélia n’étaient pas arrivés, je ne peux pas te garantir qu’on ne serait pas aller plus loin. . . » avait avoué la sorcière.

Buffy avait regardé son amie avec de grand yeux ronds. . .

« Eh oui, la gentille petite Willow aurait pu coucher avec Alex. . . Je ne suis pas une sainte Buffy. . . Je suis très loin d’être la Melle Parfaite que vous imaginiez. Je suis un être humain et je fais des bêtises comme n’importe qui, Kennedy aussi est humaine, être une tueuse ça ne rend pas infaillible. » avait achevé Willow.

Alex bien que pas beaucoup plus enthousiaste à cette idée avait été un peu plus philosophe que Buffy:

« Si tu as encore confiance en elle, et que c’est ce que tu veux, je n’ais rien à dire. . . » avait-il dit.

Giles,lui, planait très au-dessus de tout ça, il faisait celui qui ne s’intéressait pas à l’histoire alors que du coin de l’œil, il surveillait les évènements. Si Willow parvenait à pardonner à Kennedy, elle se doutait qu’il faudrait beaucoup plus de temps aux autres pour le faire et qu’ils mèneraient la vie dure à sa compagne un bon bout de temps encore. Kennedy s’en doutait aussi, elle n’osait plus regarder Giles, Alex et encore moins Buffy dans les yeux. La seule qui restait neutre dans cette histoire c’était Faith, enfin neutre c’était un bien grand mot, la brune penchait plus du côté de Kennedy car elle savait ce que cela faisait d’avoir toute la troupe contre soi. Elle soutenait Kennedy à sa manière sans pour autant approuver ce qu’elle avait fait, Faith ne voulait pas s’attirer les foudres du gang non plus. . .

Toujours dans la douche, Willow voyait à présent monts et merveilles défiler sous ses paupières fermées, Kennedy s’attachait minutieusement à lui faire atteindre le septième ciel. La sorcière appelait Kennedy d’une voix de plus en plus rauque et de plus en plus fort, elle se demandait même si elle n’allait pas tomber tant le plaisir la faisait trembler. Kennedy se délectait des gémissements de la sorcière. L’eau ruisselait sur les deux jeunes femmes, Willow se sentit glisser et s’accrocha de justesse à la barre avant que la tueuse ne la retienne fermement contre le mur. La sorcière sentait la vague gronder de plus en plus fort en elle, bientôt elle ne pourrait plus la retenir, elle serait au paroxysme du plaisir et se laisserait aller, mais elle voulait reculer cet instant le plus longtemps possible pour profiter des sensations exceptionnelles que lui procurait Kennedy. La tueuse jouait de son piercing avec une habileté et une dextérité impressionnante, elle savait quoi faire pour faire perdre la tête à Willow. La sorcière sentait la petite boule de métal au creux de son être et se concentrait le plus possible pour ne pas perdre une miette de ces extraordinaires sensations. C’était si bon, tellement bon que Willow demanda grâce, elle ne pouvait plus retenir la vague en elle. Kennedy joua alors une dernière fois de son piercing arrachant à la sorcière un immense gémissement de satisfaction. Willow se sentit comme dans du coton pendant de longues minutes avant de reprendre ses esprits. Quand elle ouvrit les yeux, elle s’aperçut que sa compagne la dévorait du regard. . .

Le regard de Willow était encore troublé par le plaisir que lui avait apporté la tueuse mais la sorcière avait retrouvé assez de ses moyens pour à son tour emmener sa compagne dans un monde magique comme elle savait si bien le faire. Quand Kennedy parlait de magie, c’était au sens propre, la sorcière mêlait souvent son art à leurs étreintes passionnées ce qui rendait les choses milles fois plus excitantes et étourdissantes si bien que la tueuse ne comprenait toujours pas comment ce soir-là, elle avait pu aller avoir ailleurs. . . Personne n’arriverait jamais à la cheville de Willow quand il s’agissait d’étreintes charnelles, la sorcière avait un atout qu’aucune autre n’aurait jamais et qui rendait Kennedy un peu plus folle d’elle de jour en jour. La tueuse ne parvenait vraiment pas à s’expliquer ce qu’il s’était passé et pourquoi les choses avaient dérapées. La tueuse tenait plutôt bien l’alcool, ce n’était pas deux bières qui allaient l’arrêter mais là pourtant, elles avaient suffit à la rendre ivre et à lui ôter tout bon sens. Et soudain, alors que Willow lui faisait toucher les étoiles du bout des doigts, Kennedy comprit, au milieu de l’amas de sensations voluptueuses qu’elle éprouvait, les choses devinrent claires: la tueuse se souvint avoir laissé sa bière à sa table le temps d’aller saluer la barmaid qu’elle connaissait. La blonde en question qui la collait depuis son arrivée, avait très bien pu profiter de cette instant pour mettre quelque chose dans sa bière. . . Le mystère enfin éclaircit, Kennedy se sentit libérée et pu profiter enfin du plaisir que lui procurait Willow. La tueuse savourait ses instants qui lui avaient tant manqué depuis un peu plus de trois mois. Plus jamais elle ne voulait être séparée d’elle, Kennedy voulait être avec Willow pour toujours et plus encore. . .

« Hmmm. . . C’était bien. . . J’ai encore envie. . . » dit Willow avec un petit sourire alors que les deux jeunes femmes étaient blotties l’une contre l’autre dans leur lit.

« Mon ange, ça fait déjà trois fois. . . Tu veux me tuer ou quoi? » demanda Kennedy.

« Je te pensais plus résistante que ça. . . » blagua la sorcière.

« Ma puce, quand tu es arrivée sous la douche, ce que je ne regrette pas, je venais de passer près de la moitié de la journée à m’entraîner pour me défouler. . . Les batteries étaient donc bien entamées et même si je le voudrais bien, je ne suis qu’une tueuse pas Wonder woman, j’ai aussi besoin d’un peu de repos. Et je ne suis pas la seule, regarde toi, tes paupières se ferment toutes seules. Alors, on va dormir un peu, ensuite je nous ferais quelque chose de rapide mais consistant à manger et on aura toute la nuit pour faire des folies. . . » répondit Kennedy.

« Ça me va comme programme. » dit Willow en se blottissant contre Kennedy et en fermant les yeux.

La tueuse déposa un baiser sur la tête de Willow avant de fermer à son tour les yeux. Elles s’endormirent paisiblement l’une contre l’autre rêvant au prolongation de la réconciliation qu’elles allaient jouer ensemble quelques heures plus tard. . .

 

FIN

 

 

 

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Lundi 2 juin 2008

TITRE : La leçon de cuisine

PAIRING : Willow/Kennedy

RATING : NC-17

DISCLAIMER : Personnages appartenant a J.W, Mutant Enemy, Fox

RESUME : Une leçon de cuisine un peu particulière…Après la septième saison…

 

La leçon de cuisine…

 

 

 

Ce samedi après-midi là, il pleuvait des cordes. L’orage grondait et une minute dehors suffisait à finir complètement trempé. Willow et Kennedy avait décidé de dédier cette après-midi à une leçon de cuisine. En effet, la tueuse avait beaucoup de qualité mais elle ne savait absolument pas cuisiner et elle voulait apprendre. La sorcière qui ne se débrouillait pas trop mal selon ses amis avait gentiment accepté de donner un petit cours à sa compagne. . .

« On va faire simple, comme ce soir on va chez Buffy dîner, on va faire des crêpes. C’est pas très compliqué et pas trop long a faire. Pour commencer c’est très bien. » dit Willow.

« Ok, on commence par quoi? » demanda la tueuse.

« Une bonne cuisinière doit avoir sous la main, tout ses ustensiles et ses ingrédients. . . Donc on commence par sortir tout ce qu’il nous faut… » dit la sorcière.

Kennedy s’occupa du matériel, Willow des ingrédients.

« Ok, maintenant que tout est là, on peut commencer. . .Alors étape un tu mets la farine dans le saladier. » dit la petite rousse.

La tueuse saisit le paquet de farine et versa consciencieusement la farine dans le saladier.

« Super, étape deux: les œufs, tu les casses au bord du saladier en évitant de mettre des petits morceau de coquille sinon, ça va faire crac sous la dent. . . » expliqua Willow.

La tueuse eût un petit rire lorsque sa compagne prononça cette phrase, elle s’appliqua a bien casser les œufs.

« Parfait, étape trois le lait! » dit Willow en tendant à Kennedy la brique de lait.

La jeune femme s’en saisit et commença verser le lait tout en remuant comme Willow le lui avait dit.

« Et voilà maintenant on laisse reposer. . . » dit la sorcière.

« Déjà? C’est allé vite. . . » dit Kennedy qui aurait aimé que ce petit moment dure plus longtemps.

« Tu voulais qu’on fasse simple, on a fait simple. » dit Willow.

La sorcière trempa son doigt dans la pâte, elle adorait ça, mais avant qu’elle n’ait pu le porter à sa bouche, Kennedy le mit dans la sienne.

« Hmmm, c’est bon. . . » dit la tueuse.

Willow fixa sa compagne le regard troublé, elle sentait sous son doigt le piercing de Kennedy. La tueuse qui avait toujours le doigt de Willow entre ses lèvres, lui envoya un petit sourire et un regard qui était clairement un invitation à ne pas s’arrêter là. Willow ôta son doigt, et se tourna un instant pour ranger, les œufs. Si les évènements tournaient comme elle le sentait, valait mieux qu’ils soient rangés. Kennedy profita des deux minutes d’inattention de la sorcière pour boire une gorgée de lait à la brique. Quand la sorcière se retourna, elle s’aperçut que Kennedy avait une petite moustache blanche au dessus de la lèvre supérieure. Elle eût un petit rire, ce petit rire qui avait le don de faire chavirer le cœur de la tueuse.

« Qu’est-ce qui te fait rire? » demanda Kennedy.

« Toi. . . Regarde. . . » dit Willow en se poussant légèrement.

La tueuse aperçut son reflet dans la vitre du fou, elle rit à son tour. . .

« Pour la discrétion, c’est raté. » dit-elle.

« Oui mais ça n’empêche que tu es très sexy comme ça. » répliqua la petite rousse un sourire en coin.

« Ah vraiment? Prouve-le moi. . . » rétorqua la tueuse d’une voix sensuelle.

Willow s’approcha tout près de Kennedy, passant ses bras autour de sa taille. Leurs visages n’étaient plus qu’a quelques centimètres l’un de l’autre. Elles pouvaient sentir le souffle de l’autre sur leur peau.

« Tu es prête? » dit Willow tout bas.

Kennedy hocha la tête, ses grands yeux marron plongés dans les deux prunelles vertes et brillantes de la sorcière. Elle se sentait comme envoûtée par Willow et c’était toujours comme ça. La petite rousse se pencha vers Kennedy et l’embrassa tendrement, puis le baiser devint plus passionné, elles se serraient dans les bras l’une de l’autre comme si elles voulaient ne faire qu’une. Willow sentit Kennedy défaire lentement les boutons de son corsage, les battements de son cœur s’accélérèrent alors au rythme de la progression des doigts de la tueuse. La brune adorait sentir l’emprise qu’elle avait sur sa compagne, savoir que d’un seul geste, elle pouvait faire trembler la sorcière. Celle-ci d’ailleurs ne restait pas inactive, Kennedy portait une chemise ample et Willow s’attelait à en défaire aussi les boutons. Sentant que la tueuse avait presque déboutonné tout le corsage, elle accéléra un peu, afin que le moment où leur peau entreraient en contact arrive plus vite.

La chemise et le corsage touchèrent le sol au même moment, leur chute était aussi synchrone que les gestes tendres des deux jeunes femmes. Kennedy recula vers le plan de travail tout en tenant toujours Willow par la taille d’une main. De l’autre, elle dégagea sans ménagement tout ce qui se trouvait là: la farine et le lait se répandirent au sol. Willow avait eu bien raison de mettre le saladier et les œufs ailleurs.

« Comment tu savais? » murmura Kennedy en repensant aux précautions prise par sa compagne quelques minutes auparavant.

« Je te connais par cœur c’est tout. . . » répondit Willow.

La Tueuse souleva la sorcière de terre et l’allongea sur le plan de travail avant de monter dessus a son tour. A quatre pattes au dessus de Willow, Kennedy la détaillait de haut en bas du regard, admirant ses formes encore cachées sous un soutien-gorge couleur pêche et un jean. Même hors de vue, Kennedy pouvait les visualiser tant elle les connaissait par cœur. Le corps de la sorcière n’ayant plus aucun secret pour elle. Le regard voilé de désir, Willow attendait que Kennedy prenne les commandes et l’emmène dans leur paradis commun. La petite brune entreprit de goûter la moindre petite parcelle de peau autour du nombril de sa petite amie. Quand ses lèvres touchèrent le ventre de Willow, celle-ci se cambra légèrement sous l’excitation. La peau de la sorcière était douce et sucrée et Kennedy profitait au maximum de ce divin moment. Willow sous les baisers de Kennedy franchissait déjà le portail d’un autre monde, un monde fait de douceur, de plaisir, d’excitation et de désir et cela ne faisait que commencer. La tueuse cessa un moment ses baiser pour regarder sa compagne dans les yeux.

« Je t’en prie, ne t’arrête pas. . . » implora tout bas Willow.

Un sourire au coin des lèvres, Kennedy reprit là où elle en était déplaçant a présent ses baiser au niveau de la poitrine de la sorcière. Tout en la couvrant de baiser, la tueuse libéra la poitrine de Willow du soutien-gorge qui la retenait prisonnière. La petite rousse frissonna en sentant les tendres baiser de Kennedy. D’un geste rapide et agile, la tueuse fit aussi sauter le bouton du jean de la sorcière, Willow se cambra cette fois-ci plus violemment en sentant la main de sa compagne à l’intérieur. Les gémissements exquis et suave de la petite rousse poussait Kennedy à continuer sans relâche. Satisfaire Willow était sa priorité. Rapidement, le reste des vêtements qui séparaient les deux jeunes femmes l’une de l’autre volèrent à travers la cuisine. Plus rien n’entravait à présent leur désir et leur plaisir. Leurs mains valsait sur leurs corps comme celles d’un musicien sur un piano. Prise dans le tourbillon du plaisir et des sentiments, rien ne pouvait plus les interrompre. Une bombe pouvait exploser, la terre pouvait bien trembler rien ne les empêcherait d’atteindre la crête de cette immense vague qui grondait en elles. Kennedy avait l’impression que Willow l’emmenait faire un tour parmi les étoiles, elle ne distinguait plus si sa compagne avait mêlé la magie à leurs étreinte ou non, c’était tellement exceptionnel, qu’elle n’avait même pas envie de se poser la question. Elle voulait profiter tout simplement. Savourer la sensation de se fondre en Willow pour ne plus jamais se séparer. Si la sorcière utilisait la magie, Kennedy avait elle aussi une arme très efficace pour emmener Willow au paradis. Une arme dont elle savait se servir à la perfection. La petite boule de métal au bout de sa langue faisait à Willow l’effet d’une bombe. La tueuse jouait de cet atout avec habileté et parcimonie, elle savait jusqu’où elle pouvait aller pour rendre la sorcière complètement folle de désir et de plaisir. Cette fois-là n’échappait pas à la règle et Willow ne savait pas comment Kennedy faisait pour rendre la chose encore meilleure à chaque fois, c’était toujours des sensations différentes et qui lui procuraient à chaque fois encore plus de plaisir.

Elles atteignirent le sommet de la vague en même temps et la laissèrent déferler sur elle d’une manière absolument synchrone jusque dans les soupirs de plaisir qu’elles lâchèrent.

Blottie contre Kennedy, Willow jeta un coup d’œil circulaire dans la pièce. Elles avaient transformer la cuisine en un véritable champs de bataille et leurs vêtement tombés dans le lait et la farine étaient bon pour un tour à la machine. La tueuse déposa un baiser sur l’épaule de la sorcière lui signifiant qu’elle ne serait pas contre un nouveau voyage dans les cieux. La petite rousse se tourna vers elle et dit:

« Ma chérie, je repartirais bien avec toi une fois de plus mais. . . »

Elle désigna l’horloge de la tête, Kennedy compris.

« Mais il est 18h45, les crêpes ne sont pas faites et on a rendez-vous chez Buffy dans un quart d’heure. » termina la tueuse.

« Tu as tout compris mon amour. » dit Willow.

« Ok, je me retiens mais en rentrant je te saute dessus et je te dévore de baiser. » répliqua Kennedy.

« Autant que tu voudras, je serais toute à toi. . . » répondit Willow avec un sourire angélique.

 

 

FIN

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Lundi 2 juin 2008

 

 

 

 

 

Ce soir là, c’était la St Valentin, seule dans l’appartement qu’elle partageait avec Willow, Kennedy procédait au préparatif de la soirée qu’elle concoctait à sa compagne. Elle avait demandé à Buffy son après-midi, la tueuse la lui avait accordé de bonne grâce. En effet, Kennedy bossait avec Buffy et Faith, elle s’occupait des 12-15 ans au centre de formation des élues. Depuis la destruction de Sunnydale les choses avaient profondément changées. Les derniers observateurs encore en vie, avaient reformé un Conseil et élu leur nouveau directeur en la personne de Giles, qui dès lors avait prit des mesures draconiennes: dans chaque pays, le Conseil aurait un détachement, avec à sa tête un directeur ou une directrice qui s’occuperait de tout sur le territoire mais qui aurait des comptes à rendre à la base principale en Angleterre mère patrie des observateurs et du Conseil depuis bien longtemps. Il y aurait aussi un centre de formation, où toutes les nouvelles élues devraient faire un passage pour étudier, passer une évaluation avant d’être affectées sur le terrain. Pour les Etats-Unis, Giles avait choisit Buffy pour diriger le centre de formation, la tueuse avait alors nommé Faith en adjointe et les deux avaient choisit Kennedy pour les seconder. Pour l’administration, la paperasse et autre, Giles avait nommé Willow, elle était ses yeux et ses oreilles à New York. Buffy et elle formaient un duo sans faille et extrêmement efficace, si bien que le détachement américain du Conseil était le plus performant. En cette occasion spéciale, Buffy qui ne transigeait d’habitude jamais avait accordé à la tueuse son après-midi, Kennedy l’avait alors mise à profit: elle avait fait des courses et s’était enfermée dans la cuisine pour préparer un repas digne de ce nom, plutôt mourir que d’aller au restaurant ou que de commander le repas de St Valentin. Kennedy voulait que la soirée soit exceptionnelle.

****************

Il était 18h30, et la tueuse courrait à travers le grand appartement qu’elle habitait avec Willow au frais du Conseil, un immense loft au dernier étage d’un immeuble. L’immense salon était pourvu d’une somptueuse baie vitrée, ainsi les filles pouvaient voir le soleil se coucher de leur canapé. Le salon débouchait également sur une terrasse, elle aussi très spacieuse, au printemps précédent, juste après leur installation, elles aimaient se blottir l’une contre l’autre sur une chaise longue pour regarder les étoiles. L’appartement comptait également d’autres pièces, une salle de bain avec une baignoire de belle taille, une chambre que partageait les deux jeunes femmes, et deux autres pièces :l’une servait de bureau à Willow, on y trouvait son ordinateur, ses dossiers, son matériel de magie et autres objets lui appartenant. L’autre avait été aménagé en salle d’entraînement pour Kennedy mais très vite les deux jeunes femmes avaient trouvé une seconde utilisation aux fins matelas qui servaient pour amortir les chutes. Kennedy parcourait le salon du regard, pendant que le four faisait son office. La table était dressée, les bougies allumées, tout était prêt. La tueuse porta machinalement sa main à la poche de sa chemise et soupira de soulagement en y sentant la petite boîte de velours carré, car ce soir, ce ne serait pas une St Valentin comme les autres…Pour leur première St Valentin, la tueuse avait une surprise très spéciale à faire à sa compagne, des fiançailles, une demande en mariage…Kennedy voulait que tout soit parfait, que cette soirée soit magique…Elle voulait à tout prix éloigner à jamais l’incartade qui s’était produite quelques mois auparavant. Après une sérieuse dispute avec Willow, la tueuse avait claqué la porte et elle était allée boire un verre, qui en entraîna un autre et encore un autre si bien qu’elle se retrouva ivre…Tout cela n’aurait pas été bien grave si ça ne s’était pas produit au Banana Café, la boîte lesbienne la plus branchée de New York…Sous l’effet de l’alcool, Kennedy n’avait pas repoussé les avances d’une très jolie jeune femme et elles avaient fini dans la salle d’entraînement du centre ou Buffy les avait trouvé au matin dans une position sans équivoque…Après le départ précipité de l’intruse, la tueuse blonde avait dit deux mots à Kennedy, elle était dans une colère noire:

« Au moment où je te parle, je n’ai qu’une envie c’est de t’en coller une… »

Kennedy avait bien essayé de s’expliquer mais l’autre tueuse ne voulait rien entendre…

« Je me fou royalement de savoir pourquoi je te trouve là en train de tromper ma meilleure amie, je ne sais qu’une seule chose c’est que je vais te laisser le choix: ou tu prend tes responsabilités et tu vas parler à Willow maintenant ou c’est moi qui le fait et je peux te jurer que ce ne sera pas à ton avantage… » avait menacé Buffy très sérieusement.

Kennedy avait alors pris ses responsabilités et elle était rentrée parler à Willow. Jamais la tueuse n’oublierait le regard blessée et ahurit de la sorcière lorsqu’elle lui avait dit la vérité, elle n’oublierait jamais non plus les cris de Willow fourrant ses affaires dans un sac et la mettant à la porte. La tueuse avait alors vécu dans une petite chambre du centre, passant des semaines à ne plus pouvoir regarder Buffy dans les yeux quand elle la croisait. La jeune tueuse consciente de sa terrible erreur, avait tout fait pour reconquérir Willow et elle avait fini par y arriver après trois mois…La sorcière qui jusque là ne s’était pas laissé émouvoir ni par les bouquets de fleurs ni par les lettres déchirantes avait cédé en voyant Kennedy descendre en rappel le long de la façade de son bureau et écrire en rouge sur la vitre:

« Je t’aime Willow…Je sais que j’ai fait la plus grosse bêtise de ma vie…Tu me manques, je ne peux pas vivre sans toi, tu es tout pour moi…Laisse-moi revenir… »

Willow avait ouvert la fenêtre et fait rentrer Kennedy…

« Tu es folle, tu aurais pu te blesser ou te tuer en faisant ça… » l’avait sermonné la rousse

« Folle sans aucun doute oui…De toi…J’aurais fais n’importe quoi pour te retrouver…Je t’aime Willow. » avait dit la tueuse en fixant la sorcière droit dans les yeux.

« Je te préviens, tu peux revenir à la maison, j’accepte que nous reconstruisions quelque chose ensemble mais tu as encore du chemin à faire pour que j’oublie. » avait prévenu Willow.

« Je sais…Je te prouverais que tu peux avoir à nouveau confiance et que tu es la seule qui compte à mes yeux… » avait alors répondu Kennedy.

Voilà huit mois maintenant que Willow avait accepté de pardonner et de vivre à nouveau avec elle, et durant ces huit mois, Kennedy avait tout fait pour montrer à quel point elle regrettait sa terrible erreur et à quel point Willow était la reine de son cœur. Ce soir, cette demande serait le clou de la soirée, cet anneau qu’elle allait offrir à Willow était une preuve d’engagement, d’amour sincère…Une vie à deux pour toujours…A l’intérieur des anneaux, il y avait gravé: « à toi pour toujours… ». La tueuse angoissait, elle voulait que tout se passe comme prévu, elle revérifia tout avant d’aller peaufiner le repas, elle avait choisit de la cuisine française, et elle avait tout fait elle-même de l’entrée au dessert passant l’après-midi ne nez dans des bouquins de cuisine…

*****************

 

Il était 19h lorsque Willow sortit du building au beau milieu de Manhattan où se trouvait son bureau, ce soir elle avait tenu à sortir plutôt du travail car le seul inconvénient de sa nouvelle carrière était les horaires décousu qu’elle avait souvent. Quand elle finissait tôt comme ce soir, Buffy passait parfois la prendre quand elle terminait à la même heure, sinon la sorcière prenait les transports. Les talons de Willow claquaient sur l’asphalte, la sorcière tenait dans sa main droite, un attaché case noir parfaitement assortit à son tailleur, tout aussi noir…La parfaite working girl, mais après le travail et lors de ses jours de repos, elle redevenait la Willow que ses amis connaissait, le jour et la nuit en somme. Debout à l’arrêt de bus, la sorcière regarda sa montre…

« En retard le soir où il ne faut pas… » songea-t-elle.

Elle soupira lorsque le bus pointa le bout de son pare-chocs…

« Bonjour ma petite demoiselle… » dit le chauffeur.

« Bonjour Erwan… » répondit Willow avec un grand sourire.

Le chauffeur commençait à bien connaître Willow, la jeune femme prenait son bus depuis presque un an maintenant. Il était vide, il n’y avait qu’une seule autre personne à qui Willow ne fit absolument pas attention. La sorcière alla s’asseoir au fond contre la vitre comme d’habitude. Le bus roulait depuis près d’une demi-heure quand dans le carreau, Willow reconnu le reflet d’Amy…

« Qu’est-ce que tu fais là? » demanda Willow en se retournant brusquement.

Si il y avait bien une personne qu’elle ne voulait pas revoir sur cette terre c’était bien elle.

« Faut que je te parle… » dit Amy.

Willow ne la laissa pas terminer.

« Moi j’ai pas envie de te parler… » dit-elle.

« S’il te plaît Will… » dit-elle.

« Je t’interdis de m’appeler Will…Seuls mes amis peuvent le faire et tu n’es pas une amie…On a plus rien à se dire et ça fait longtemps… » dit la sorcière d’une voix glaciale.

Elle se leva et changea de place. Dans son rétroviseur, le chauffeur surveillait la scène prêt à intervenir en cas de problème…

« Willow écoute moi… » tenta encore une fois Amy.

« Lis sur mes lèvres : va t’en! » dit la rousse froidement.

« Ça fait des mois que je te cherche, écoute moi… Donne moi une minute… » implora Amy.

« Eh bien c’est dommage pour toi mais tu as fait tout ça pour rien, tu aurais dû t’y attendre… » répondit Willow.

Elle se leva et appuya sur le bouton pour demander la descente, le bus s’arrêta à l’arrêt suivant, Willow descendit, Amy aussi…

« Willow attends! » dit Amy en attrapant Willow par la manche.

La rousse se retourna et envoya une gifle retentissante à Amy.

« Ne me touche pas…On a rien à se dire… » dit-elle.

 

**************

 

Quand Kennedy entendit la clé dans la serrure, son cœur se mit à battre la chamade, tout était prêt mais la tueuse avait le trac, elle se serait presque cru à nouveau projetée le jour de son premier tête à tête avec Willow.

« Bonsoir chérie! » lança Willow.

La sorcière s’arrêta stupéfaite à l’entrée du salon en voyant la table dressée, les bougies qui éclairaient la pièce juste comme il le fallait…

« Bonsoir… » répondit Kennedy.

La tueuse essayait vainement de faire taire les battements frénétiques de son pauvre cœur.

« Tout ça pour moi, c’est adorable… »

Willow s’approcha et déposa un tendre baiser sur les lèvres de Kennedy complètement obnubilée par la suite de la soirée.

« Tu…Tu as eu une bonne journée? » demanda Kennedy.

« Oui, oui… » dit Willow omettant volontairement Amy pour ne pas gâcher la soirée.

La sorcière prit une serviette de bain dans leur chambre, elle mourrait d’envie d’une douche avant de se mettre à l’aise et de profiter de cette belle soirée de St Valentin. Pendant que Willow se douchait, elle discutait avec Kennedy, la douche étant séparée du reste de la salle de bain par un simple rideau. Si la tueuse n’avait pas passé des heures à planifier la soirée, elle aurait fait fi du rideau de douche et se serait occupée de sa chère et tendre. Une fois Willow douchée et dans une tenue confortable, les deux jeunes femmes passèrent à table, Kennedy emmenant l’apéritif pour commencer…

« Et un Lagoon pour la plus belle… »

Willow sourit et sirota tranquillement son cocktail en discutant de sa journée avec sa compagne, prenant toujours soin d’omettre la rencontre avec Amy. Après l’apéritif, Kennedy apporta l’entrée et le vin.

« Ce soir c’est repas français, avec en entrée une salade gésier… » dit la tueuse.

« J’espère qu’il n’y aura pas que le repas qui sera français… » dit Willow d’un air coquin en songeant au french kiss comme le voulait l’expression.

Kennedy lui renvoya un sourire ravageur. La sorcière commença à déguster son plat.

« C’est absolument délicieux… » dit-elle.

« Et c’est moi qui l’ai fait… » dit la tueuse fière d’elle.

Willow lui sourit, le regard pétillant de joie…Après la succulente entrée, la tueuse emmena le plat de résistance…

« Confit de canard grillé et pomme de terre dauphine… » annonça-t-elle.

« Tu t’es vraiment surpassée… » dit la sorcière en goûtant une bouchée.

« Pour toi je ferais a peu près n’importe quoi… » dit Kennedy.

Plus leurs assiettes se vidaient plus le cœur de Kennedy battait la chamade, le grand moment approchait. Lorsque Willow vit sa compagne revenir avec deux flûtes de champagne, la bouteille et deux mini fraisier, elle commença à se douter qu’il y avait autre chose que la St Valentin.

« Dis moi ma chérie, on ne fête vraiment que la St Valentin? » demanda-t-elle.

« Tu verras en temps et en heure, pour l’instant mange ton dessert… » répondit Kennedy.

Willow rongée par la curiosité, dévora son fraisier, la tueuse remplit alors les deux flûtes de champagne et approcha sa chaise de celle de la sorcière, sa flûte dans une main, elle saisit celle de Willow dans l’autre.

« Ma puce…Je sais que ces derniers mois ont été difficiles, je sais que je n’ai pas été à la hauteur et que je t’ai fais du mal…Je le regrette plus que je ne saurais le dire et ce soir, je voudrais te prouver que dans mon cœur tu es la seule et à jamais. »

Kennedy posa sa flûte de champagne et glissa sa main dans sa poche, Willow sentit son cœur faire un bond dans sa poitrine quand elle aperçu le petit écrin de velours. La tueuse l’ouvrit…

« Je voudrais que tu acceptes cet anneau, en signe de fiançailles et que lorsque ton travail te le permettra tu acceptes de me suivre en Angleterre pour que l’on puisse se marier… » dit-elle.

La sorcière était folle de joie, les larmes lui montaient aux yeux, elle ne savait pas quoi dire. Kennedy prononça alors la phrase rituelle:

« Melle Rosenberg, voulez-vous m’épouser? » demanda la tueuse.

Willow prononça quelque chose à mi-chemin entre le sanglot de joie et le oui franc et massif.

« Je prends ça pour un oui… » dit alors Kennedy.

Elle passa l’anneau au doigt de Willow et en tremblant la sorcière passa l’autre anneau au doigt de la tueuse, puis elle lui sauta au cou…La tueuse serra sa compagne dans ses bras, puis, elle la souleva de sa chaise et l’emmena dans leur chambre afin de débuter une nuit magique…

 

************

 

 

Au commissariat de Manhattan c’était l’ébullition, une heure et demi plutôt, le corps d’une jeune femme entre 20 et 25 ans avait été retrouvé sur un trottoir le crâne explosé…Les policiers avaient retrouvés des papiers sur elle, la jeune femme s’appelait Amy Madison. A présent ils attendaient les résultats du légiste pour avoir l’heure de la mort, et le rapport de la scientifique au niveau des empreintes. Sur son bureau l’inspecteur Grayson fixait un petit papier où était inscrit: W.R, bus 17, 19h…Comme la victime avait été trouvé pas loin d’un arrêt de bus, l’arrêt du 17, l’inspecteur avait prévu d’interroger le chauffeur dès le lendemain matin…En attendant il fixait ce papier essayant de comprendre…

L’inspecteur Rider, lui, buvait un café en discutant avec la standardiste, quand il l’eût finit il dit:

« Bon, moi je vais rentrer faire un somme, on se lève tôt demain pour l’enquête… »

Il alla saluer Grayson dans son bureau et partit en voiture. Lui et Grayson se connaissaient depuis l’école de police, ils étaient les parfaits opposés mais pourtant ils étaient très amis. Ils avaient des manières très différentes de faire leur boulot mais c’était tout les deux de bons flics. Quand il arriva chez lui, Rider fila sous la douche, un silence impressionnant régnait et à travers la tuyauterie, il entendit du bruit…

« Tiens les voisines du dernier fête la St Valentin… » dit-il en souriant.

Il connaissait un peu la bande voisin qui s’était installé dans l’immeuble il y avait presque un an, ils étaient très sympa et vivaient en tribu, la plupart du temps la nuit. Mais ils étaient vraiment pas dérangeant et très courtois quand ils étaient arrivés, lui qui vivait seul, ils l’avaient invité à boire l’apéritif. Et dès ce jour, il n’était pas resté indifférent à la petite blonde si bien que par la suite il avait fait un peu n’importe quoi pour la revoir garder contact, tout les moyens étaient bons : pénurie de sel, de farine, d’œuf ou autre. Il avait aussi offert un chocolat à Dawn, un jour d’hiver où elle était rentrée des cours ayant oubliée ses clés et qu’aucun des autres n’étaient là pour lui ouvrir. Il manqua de glisser en sortant de la douche lorsqu’il ne pu réprimer un éclat de rire en entendant à nouveau les bruits venant de la tuyauterie…Décidément elles ne fêtait pas la St Valentin à moitié…

Le réveil de Rider interrompit sa courte nuit à 7h du matin, l’inspecteur encore dans le brouillard se prépara, Grayson l’attendait certainement en bas pour aller interroger le chauffeur de bus. Dans la voiture, l’inspecteur attendait son collègue, alors qu’il tapotait sur le volent, il vit la grosse porte de l’immeuble s’ouvrir, il crut que c’était son collègue à l’heure pour une fois mais non, c’était la fameuse petite blonde dont Rider lui rebattait les oreilles en permanence…

« Il a pas mauvais goût… » pensa-t-il.

Rider arriva enfin, encore un croissant à la main…

« Si tu étais à l’heure une fois dans ta vie, tu aurais croiser ta charmante voisine… » dit Grayson.

« Ah dommage… » dit Rider un peu déçu de ne pas avoir croisé le sourire de Buffy.

« Alors tu l’as invité? » demanda Grayson curieux.

« Non, j’ai pas le courage, on se connaît à peine…Je voudrais mieux faire connaissance avant. » dit Rider.

« Mon pote, accélère le mouvement si tu continue à attendre tu va te la faire souffler. Un joli bout de femme pareil, c’est même déjà étonnant qu’elle n’ait pas quelqu’un… » dit Grayson.

« Plutôt que de me foutre le moral en l’air, tais-toi et démarre, on a du boulot. » dit Rider.

Quand ils arrivèrent à l’entrepôt des bus, devant le 17, ils aperçurent un homme qui préparait son bus.

« Mr Mayers? » demanda Rider.

« Oui c’est moi… » dit-il étonné de voir deux hommes venir le trouver à cette heure là.

Rider présenta une carte de police.

« Inspecteur Rider et inspecteur Grayson, nous avons quelques question à vous poser… » dit-il.

« A propos de quoi? » demanda le chauffeur.

Grayson sortit la photo d’Amy prise sur la scène du crime.

« Est-ce que ce visage vous dit quelque chose? » demanda-t-il.

« Oui, cette jeune femme était dans mon bus hier soir…Qu’est-ce qui se passe? » répondit Mayers.

« Elle a été assassiné, nous enquêtons… » dit Rider.

« Vous pouvez nous dire ce que vous savez, si vous l’avez vu avec quelqu’un ou autre. » demanda Grayson.

« Bien,elle était dans mon bus hier soir, elle est monté un arrêt avant le centre d’affaire. Elle s’est assise vers l’avant. A l’arrêt suivant, j’ai une habituée qui est montée, une petite rousse absolument charmante que je vois tout les jours. Elle, elle s’est assise au fond comme d’habitude et à un moment la jeune femme qui était à l’avant est allée lui parler, apparemment la petite rousse avait pas du tout envie de lui parler, elle l’a envoyé bouler et elle a demander à descendre…L’autre la suivit, la petite rousse l’a giflé et moi j’ai continué ma route. » raconta le chauffeur.

« Vous avez une idée de l’heure? » demanda Grayson.

« Il était 19h30, c’était le début de mon émission de radio préférée… » répondit l’homme.

« Dernière question, vous connaissez l’identité de la petite rousse dont vous nous avez parlé? » dit Grayson.

« Elle a un prénom bizarre, très poétique en même temps…Willow…mais je ne connais pas son nom de famille… » dit-il.

Rider eût un choc, il essaya de dissimuler sa gêne, son collègue s’en aperçut.

« Qu’est-ce qui t’arrives? Tu es tout pâle… » demanda Grayson.

« C’est parce que je sais de qui le chauffeur parlait, elle s’appelle Willow Rosenberg, elle vit dans mon immeuble et c’est la meilleure amie de la jeune femme qui me plaît… » dit Rider.

Il s’interrompit et leva les yeux au ciel.

« Pourvu qu’on est vu quelqu’un d’autre tourner autour de cette Amy… » dit-il.

« Je crois que tu rêves là, elle est morte entre 19h30 et 19h45, elle a une trace de coup sur la joue. Ta voisine est dans le pétrin jusqu’au cou… » dit Grayson.

L’autre témoignage vint d’un jogger qui passant avait vu Willow giflé Amy mais il ne pouvait pas dire ce qui s’est passé après.

« Moi je sais, l’autre n’a pas apprécié, elle lui a sauté dessus, la petite rousse l’a repoussé, elle est tombé en arrière et s’est explosé le crâne sur le trottoir… » dit Grayson.

Ils retournèrent au commissariat et transmirent les dépositions au juge qui leur donna un mandat d’arrêt contre Willow Rosenberg.

 

********************

 

Willow justement, dormait à poing fermé, un petit sourire sur les lèvres. Elle avait l’air paisible, Kennedy la regardait depuis déjà de longues minutes quand elle décida de lui apporter le petit déjeuner au lit…

« Mon ange…Il est l’heure, on a prévu d’aller se balader aujourd’hui, il fait un temps magnifique et le petit déjeuner est servit… » murmura Kennedy à l’oreille de sa compagne.

La sorcière ouvrit un œil, puis le second, le visage de Kennedy était là juste à quelques centimètres du sien, elle sourit et inclina légèrement la tête, montrant à la tueuse ce qu’elle attendait. Kennedy l’avait comprit et embrassa Willow tendrement.

« Merci pour le petit déjeuner…Tu es vraiment géniale… »dit Willow.

« Non, tu es géniale et moi j’ai encore du boulot avant de t’arriver à la cheville… » dit Kennedy.

La tueuse baissa les yeux, elle ne voulait pas que Willow voit une larme couler sur sa joue.

« Kenny… »

Willow passa sa main sous le menton de Kennedy pour lui faire lever la tête.

« Si c’est encore cette histoire qui te travaille, ça ne sert à rien, c’est du passé… »

La sorcière agita son doigt sous les yeux de la tueuse.

« Cette bague que tu m’a offerte,c’est le plus beau des cadeau, la plus belle des preuves d’amour…A partir de maintenant, je veux qu’on oublie ce qu’il s’est passé. C’est une nouvelle page de notre histoire que l’on écrit à compter de ce matin… » acheva Willow.

« Tu…Tu me pardonne alors? » demanda Kennedy.

« Ça fait longtemps que j’ai pardonné…Je t’aime… » dit la sorcière.

Willow se saisit du plateau posé au bout du lit et le déposa au sol avant de se tourner vers Kennedy et de l’enlacer.

Alors que l’une à côté de l’autre, les deux jeunes femmes se câlinaient après avoir fait l’amour, on frappa à la porte.

« J’y vais… » dit Kennedy.

Elle sauta dans ses vêtements et alla ouvrir pendant que Willow enfilait une tenue décente. Quand la tueuse se trouva face à deux hommes, elle ne comprit pas.

« Bonjour…Est-ce que Melle Rosenberg est ici, » demanda Grayson.

« Oui, c’est à quel sujet? » demanda kennedy.

Grayson sortit sa carte de police et le mandat, Rider se tenait en retrait, il était assez gêné.

« Nous avons un mandat à l’encontre de Willow Rosenberg…Elle est en état d’arrestation pour le meurtre d‘Amy Madison. » dit Grayson.

Willow arriva dans le salon juste pour entendre cette dernière phrase.

« Quoi?! » s’exclama-t-elle incrédule.

« Veuillez nous suivre… » dit Grayson.

Il passa les menottes aux poignets de Willow avant de l’emmener sous le regard de Kennedy absolument stupéfaite.

« Je comprend pas Kennedy, c’est une erreur…J’ai rien fait… » dit Willow.

La sorcière commença à paniquer un peu. Kennedy descendit avec eux et ne put qu’assister impuissante à l’arrestation de sa fiancée Quand la voiture de police s’éloigna, Kennedy se précipita dans l’immeuble et tambourina chez Buffy. A l’intérieur devant l’insistance des coups, la tueuse comprit que c’était une urgence, elle ouvrit et se trouva face à Kennedy paniquée.

« Buffy!!! Les flics ont arrêtés Willow!!!Ils l’accusent de meurtre, ils disent qu’elle a tué Amy!!! »

La tueuse blonde ouvrit de grands yeux ahurit…

« Mon dieu mais c’est quoi cette histoire?! » lâcha Buffy.

« Je sais pas, on était tranquillement à la maison, et puis ils sont arrivés avec un mandat, ils l’ont emmené… » dit Kennedy.

« Tu va te calmer et t’installer au salon, je vais chercher Giles et Alex. » dit Buffy.

Ils se retrouvèrent quelques minutes plus tard au salon, Faith était arrivée entre temps pour passer prendre Buffy pour aller au centre mais visiblement la journée était compromise. Buffy avait alors passé un coup de fil pour qu’on fasse prévenir les élèves du centre qu’il n’y aurait pas de cours.

« Il faut essayer de rester calme, tout ce qu’ils peuvent faire pour l’instant c’est placer Willow en garde à vue…Si ils ont assez de preuve à la fin de celle-ci alors là ils pourront l’inculper…En attendant, je vais lui trouver un avocat, parce que les commis d’office c’est pas ce qu’il y a de mieux. » dit Giles.

Il passa un coup de fil.

« Merci Phil, tu nous tiens au courant… » termina Giles.

« Et maintenant on se contente d’attendre? » dit Kennedy survoltée.

« C’est tout ce qu’on peut faire, mon ami avocat, ne pourra intervenir qu’a partir de demain matin… » dit Giles.

Au commissariat, Willow assise dans une petite pièce répondait aux question qu’on lui posait.

« Je suis sortie de mon travail à 19h, j’ai prit mon bus comme d’habitude…On roulait depuis une demi-heure quand elle est venue s’asseoir à côté de moi…je ne voulais pas lui parler alors j’ai changé de place, elle m’a suivit, on s’est disputées. J’ai alors voulu descendre du bus mais elle a fait pareil et elle a essayé de me retenir par le bras, je me suis retournée et je l’ais giflé avant de continuer mon chemin espérant qu’elle ne me suivrait pas…Elle ne l’a pas fait… »

« Évidemment, elle était morte… » dit Grayson.

« Non, quand je suis partie, elle était debout, belle et bien vivante… » dit Willow.

« Dites moi Melle Rosenberg…Vous êtes lesbienne? » demanda Grayson.

« Oui et alors c’est un crime? » rétorqua Willow.

« Non, je veux juste savoir si Melle Madison était une de vos ex, si vous aviez eu une relation… » dit l’inspecteur.

« Jamais…Je connais Amy depuis le collège, on été amie mais ça s’est mal terminé… » dit la sorcière.

« Apparemment oui, vous aviez l’air remonté contre elle…Vous pouvez me dire pourquoi? » demanda l’inspecteur.

« Elle m’a poussé au fond du trou à un moment où j’allais mal, à cause d’elle j’ai faillis perdre mes amis et ma petite amie de l’époque et elle en a remis une couche après… » raconta Willow.

« La défunte Melle Maclay c’est ça? C’était elle votre petite amie n’est-ce pas? » dit Grayson.

« Oui mais qu’est-ce que ça vient faire la dedans… » dit la sorcière.

« Oh et bien, vous avez été suspecté de tentative d’agression sur deux complices du meurtrier et on a jamais retrouvé ce dernier…Vous êtes sujette à la vengeance Melle, vous auriez très bien pu lui faire payer à elle aussi… » insinua Grayson.

« Je la détestais, je ne voulais plus jamais la revoir, je l’ai giflé ça je l’admet mais je ne l’ai pas tué… » répéta encore une fois Willow.

Grayson insista pendant des heures, continuant à remettre le sujet Tara sur la table, il voyait bien que cela déstabilisait Willow. Derrière le miroir sans teint, Rider assistait à l’interrogatoire, il savait que son collègue allait beaucoup trop loin, il devait intervenir…Il entra dans la pièce mais son collègue l’envoya se faire voir ailleurs…

Une demi-heure plus tard, après plus de 5h d’interrogatoire, Grayson sortit Willow de la pièce avec des menottes pour la mettre en cellule le temps qu’elle soit déferrée au parquet, elle venait de signer des aveux. L’avocat que Giles avait appelé arriva à cet instant et ne put que lire désabusé les aveux de la jeune femme, il eût le droit de la voir…

« Au vu de vos déclaration on va jouer la légitime défense d’accord? » dit l’avocat.

« J’ai rien fait…Je l’ai pas tué, j’ai dit ce qu’il voulait entendre pour qu’il se taise et qu’il arrête de parler de Tara… » dit Willow en pleurs

« Ils ont fait pression sur vous? » demanda l’avocat.

« Il a pas arrêter de parler d’elle, de sa mort…Je voulais que ça s’arrête… » dit la sorcière.

« Je vais vous sortir de là…Ne perdez pas espoir… » dit-il.

Par WillTMG - Publié dans : BTVS
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Lundi 2 juin 2008

« Oh mon dieu! » dit Buffy au téléphone.

« Je vais allez avec elle devant le juge, je vais essayer de me servir de ce qu’elle m’a dit pour empêcher son incarcération avant le procès…Je vais essayer de jouer le manque de preuve.» dit l’avocat.

Quand Buffy raccrocha elle était blanche comme un linge.

« Elle a avoué…Un des flics a fait pression sur elle en parlant de Tara et elle a craqué. Elle a avoué pour que ça s’arrête. Là, elle va passer devant une juge qui va décider de son incarcération ou pas avant qu’elle ne soit jugé pour meurtre. » dit-elle.

Une chape de plomb s’abattit sur le gang. Elle s’alourdit quand ils apprirent quelques heures plus tard que la juge n’avait pas été convaincu et qu’elle avait signé l’incarcération de Willow avant le procès qui aurait lieu un mois plus tard. Seule bonne nouvelle, Willow avait le droit à un parloir par semaine.

« Kennedy, je sais que tu voudrais la voir mais tu devrais me laisser y aller…Willow n’est pas taillée pour la prison, si on veut éviter qu’elle subisse le pire, je dois aller lui parler, lui donner deux ou trois conseil…La vie en prison je sais ce que c’est… » dit alors Faith.

Kennedy accepta pour la sécurité de Willow.

« Nous on a un mois pour trouver la personne qui a tué Amy, ou au mieux trouver des preuves disculpant Willow… » dit Buffy prête à tout pour sortir son amie de là.

« Buffy, ce n’est pas très légal… » dit Giles.

« Parce qu’emprisonner une innocente c’est mieux peut-être? » répondit Buffy.

« Ok, on va chercher, tout sera bon à prendre mais je t’en prie Buffy, il faut rester dans les limites de la loi…Sinon ça n’aidera pas Willow. » dit Giles.

« Kennedy, tu as bien dit que l’un des deux agents était notre voisin? » demanda la tueuse.

Kennedy acquiesça…

« Je vais lui demander son aide… » dit Buffy.

La tueuse descendit un étage plus bas, elle sonna, il n’était pas là…Elle laissa alors un papier avec écrit:

« Je dois vous parlez, appelez moi quand vous serez disponible…Melle Summers. »

En rentrant, il trouva le petit mot et rappela immédiatement, Buffy descendit sur le champs.

« Je suppose que vous savez de quoi je veux parler? » dit Buffy lorsqu’il lui ouvrit.

Si elle avait eu des mitraillettes à la place des yeux, il serait mort…

« De votre amie…Entrez, je vous écoute… » dit-il.

« Je connais Willow depuis le lycée, et je sais ce qui s’est passé entre elle et Amy…Je sais à quel point elle la détestait mais elle ne l’aurait pas tué…Vous devez me croire…Aidez-moi à prouver son innocence, si elle va en prison elle en mourra… » dit la tueuse.

« Je ne suis pas convaincu qu’elle soit coupable, je connais les méthodes de Grayson, il appuie là où ça fait mal mais en même temps, personne d’autre n’a été vu. »  dit Rider bien embêté.

« Willow ne devait pas être la seule a détester Amy…A mon avis si on cherche bien elle a d’autres ennemis…Et puis vous venez d’admettre que votre collègue a fait pression sur elle, je vous en supplie témoigner en sa faveur dans un mois… » dit Buffy.

« Si je témoigne contre mon collègue, je perds un ami… » dit Rider.

« Une innocente risque la prison, et si elle est déclaré coupable, c’est moi qui perdrait une amie…Au nom de la justice aidez-moi. Un meurtrier court toujours en ce moment… » dit la tueuse.

« D’accord, je vous propose un marché, je vous donne les informations dont je dispose, pour que vous puissiez tenter de réunir des preuves…Si vous n’arrivez à rien, alors je témoignerais… » dit Rider.

« Merci…Merci pour elle… » dit Buffy.

« Vous aurez une copie du dossier demain dans votre boîte au lettre.. » dit le policier.

La tueuse le salua et s’en alla…Il tint sa promesse et le lendemain, la copie était bien dans la boîte. Giles se mit en tête d’étudier cela en détail…La première étape étant d’aller réinterroger les témoins, et les riverains…

****************

 

Le mercredi matin, Faith prit un taxi qui l’emmena à la prison ou était Willow. Quand la sorcière vit arriver Faith au parloir, elle ne fut pas ravie.

« Je sais que c’est elle que tu voulais voir mais je pense que si tu veux tenir bon, tu vas avoir besoin de deux trois de mes conseils… » dit Faith.

Willow soupira.

« Je t’écoute… »

« Règle numéro 1: quand Kennedy viendra de te voir, ce sera qui tu veux, ta sœur, ta meilleure amie, qui tu veux mais pas ta petite amie, sinon tu vas te faire lyncher et la douche deviendra ton pire cauchemar. Règle numéro 2: N’hésite pas à te défendre. Utilise la magie mais ne te laisse pas faire, ou alors ce sera l’engrenage. Règle numéro 3: N’hésite pas à claironner mon nom, j’ai fait toutes les prisons du pays y comprit celle-là, je suis connu, si on sait que tu me connais on te laissera tranquille. Et dernier conseil, si tu veux pourvoir être tranquille au parloir, copine avec la matonne qui s’appelle Melina Williams, elle est lesbienne aussi, vous pourrez en profiter avec Kennedy sans que ça ne se sache jamais…Mais a part elle personne ne doit savoir que tu es lesbienne. Compris? » dit Faith.

« Compris. » répondit Willow.

« Surtout tiens bon, ils sont comme des fous pour te sortir de là, Buffy a copiné avec le voisin, il lui a refilé une copie du dossier, il passe leur journée a interroger les riverains du coin où ça s’est passé. Tu sera sortit de là très vite peut-être même avant le procès si ils trouvent des preuves suffisante. Sinon, le voisin témoignera pour dire que son collègue a fait pression sur toi… » dit Faith.

« Je peux te poser une question? » demanda la sorcière.

Faith opina du chef.

« Comment tu as fait pour tenir si longtemps enfermée entre quatre murs? » demanda Willow.

« J’ai rêvé…De liberté, d’évasion…J’ai aussi écrit des lettres même si je savais que je ne les enverrai jamais…Toi tu as la chance d’avoir des gens dehors qui se battent pour toi, qui t’attendent. Une petite amie dingue de toi qui n’attend que de te retrouver, et des meilleurs amis qui seraient prêt à tout pour te sortir de là…C’est pour eux que tu dois tenir… » termina la tueuse.

Dans les yeux de Faith, Willow vit une lueur qu’elle n’avait jamais encore décelé auparavant, cette faille que la tueuse dissimulait en permanence…Elle était prête à partir.

« Excuse moi mais même de l’autre côté de la barrière, cet endroit me colle encore la chair de poule. Je vais y aller…Surtout soit forte la rouquine…Je veux revoir la Willow qui m’a tenu tête à la mairie il y a quelques années, cette Willow là est parfaitement capable de se faire respecter ici. » dit Faith en se dirigeant vers la porte.

« Faith, dis à Kennedy qu’elle me manque et que je l’aime…Dis leur à tous que j’ai hâte de les revoir…Et merci… » dit la rousse.

Faith répondit par un clin d’œil avant de frapper à la porte pour que la matonne lui ouvre. La tueuse prit le couloir de gauche, celui qui menait vers la sortie, pendant que la matonne emmenait Willow dans celui de droite vers sa cellule. En sortant de la prison, Faith croisa la fameuse Mélina qui arrivait, celle-ci la salua étonnée.

« Faith, qu’est-ce que tu fais dans le coin? » demanda-t-elle.

« Je suis venue rendre visite à une amie…Elle est fragile, la prison c’est pas son environnement je voulais lui donner deux ou trois conseils… » répondit la tueuse.

« Elle est là pour longtemps? » demanda la gardienne.

« J’espère que non, on fait tout pour la sortir de là… » dit Faith.

« C’est quoi son nom? » demanda Mélina.

« Willow…Willow Rosenberg, une petite rousse aux allures d’ange mais avec un caractère de cochon quand elle l’a décidé… » répondit la tueuse.

« Je garderais un œil sur elle… » dit la gardienne.

« Je te le dis tout net, elle est prise…Et sa petite copine n’est pas commode quand on s’approche un peu trop… » dit Faith.

« Je vois que je suis bonne pour me débrouiller pour être affectée à ses parloirs, c’est ce que tu sous entends? » dit Mélina.

« Tu as deviné…Bon je file, je ne me sens vraiment pas bien ici…Je tourne claustro… » répondit la tueuse.

Après un dernier signe de la tête, Faith sortit de l’enceinte de la prison et reprit un taxi un peu plus loin. Par la vitre, elle regarda l’édifice s’éloigner et pensa:

« Tiens bon Willow… »

Buffy,Alex et Kennedy tournaient chèvre, c’était le troisième immeuble de la rue qu’ils faisaient à la recherche de quelqu’un qui aurait pu voir quelque chose. Giles et Dawn eux, se chargeait des habitations situées entre le point où Amy avait été retrouvé et l’immeuble où vivait Willow. C’était un travail colossal mais ils étaient vraiment près à tout pour sortir Willow se sa cellule.

**************************

 

 

 

Willow justement, déambulait dans la bibliothèque de la prison afin d’essayer de trouver un bouquin digne de ce nom, mais à part des bd et des romans de gare, il n’y avait rien d’intéressant. Très peu de prisonnières fréquentaient la bibliothèque, c’était presque le seul endroit où Willow se sentait en sécurité soudain une voix la fit sursauter:

« Salut la nouvelle… »

La sorcière dévisagea la femme qui s’approchait d’elle, l’autre prisonnière avait des allures de Faith mais avec beaucoup moins de charisme et de classe.

« Surtout ne pas montrer qu’elle m’impressionne. » songea Willow en repensant au propos de Faith.

« C’est pas tout les jours qu’on nous colle un si joli minois… » ajouta l’autre.

La petite rousse sentit ses jambes trembler, cette fille avait l’air cinglé et dangereuse.

« Que…Qu’est-ce que vous me voulez? » demanda Willow d’une voix mal assurée.

« On pourrait s’amuser…J’ai cru comprendre que tu aimais ça… » insinua l’autre.

Willow se demanda si elle avait écrit lesbienne sur le front, c’était déjà la deuxième fois qu’on la repérait. La première avait été Kennedy, ce qui n’avait pas été pour lui déplaire mais là elle aurait préféré que cette fille ne le remarque pas.

« Fais pas ta timide… » dit l’autre détenue avec un sourire pervers.

Willow regarda autour d’elle, pas de gardienne dans le coin, pas d’autre détenue, elle était seule face à cette fille. L’autre s’approchait dangereusement, et avant que la sorcière ne puisse penser une incantation, elle la saisit par la taille.

« Tu sais que tu es mignonne. » dit la prisonnière.

Elle ouvrit la fermeture éclair de la tenue orange que portait Willow et passa sa main à l’intérieur, la sorcière commença à essayer de se débattre. Mais l’autre resserra sa prise empêchant Willow de se mouvoir. Dans la confusion et la peur, Willow en perdait ses moyens et elle n’avait plus aucune formule en tête. Quand la détenue passa sa main sous le t-shirt que portait Willow en dessous, la sorcière se débattit plus violement et appela à l’aide…

« Y a personne…On est rien que toutes les deux… » dit l’autre avec un rictus.

Et alors que des larmes commençaient à couler sur les joues de Willow à l‘idée de ce qui allait arriver, elle vit son agresseur être projeté en arrière.

« Si tu pose encore une main sur elle, je te la casse. » dit une voix.

La détenue détala sans demander son reste, en la voyant partir, Willow lâcha tout le flot de peur ressentit et se mit à pleurer.

« Ça va aller c’est fini…Tout va bien, elle est partit. » dit celle qui était miraculeusement arrivée au bon moment.

Elle s’accroupit près de Willow recroquevillé dans un coin.

« C’est Willow ton nom d’après ce que j’ai compris… »

La sorcière hocha la tête, elle tremblait toujours.

« Moi c’est Madison… » dit l’autre détenue.

Elle tendit la main à Willow pour l’aider à se relever, d’abord craintive, la sorcière prit la main de le jeune femme et se releva.

« Je ne te ferais pas de mal…Je te cherchais, je suis ta nouvelle camarade de cellule… » dit Madison.

« Ah… » dit simplement Willow.

« J’aurais préféré qu’on fasse connaissance dans d’autres circonstances mais bon… » ajouta la jeune femme gentiment.

Willow tremblait encore à l’idée de ce qu’il ce serait passé si cette fille n’était pas arrivée.

« Ça va aller? Tu vas tenir le coup? » demanda Madison.

« Je…Je vais essayer… » répondit la rouquine.

Willow fit trois pas avant de s’écrouler…

« C’est le contrecoup… » dit la sorcière.

« Je sais, écoute on va s’asseoir à une table et on va attendre un peu. » dit Madison.

Willow acquiesça.

« T’es là pourquoi? » demanda Willow à tout hasard pour entamer la conversation.

« C’est un peu compliqué, tu ne me croirais pas si je te le disais. » répondit la jeune femme.

« Tu sais, j’ai l’esprit large et c’est pas peu dire quand on voit les amies que j’ai… » dit Willow pensant à Buffy et Faith.

« Je te jure que c’est carrément délirant… » dit Madison.

Il semblait à Willow savoir ce que cachait la jeune femme, celle-ci avait envoyé la détenue détraquée voler alors qu’elle n’était pas plus costaud qu’elle-même. La sorcière se concentra alors sur le bouquin posé sur la table entre elles deux. Madison vit le bouquin flotter doucement dans les airs, elle n’en croyait pas ses yeux.

« Tu…T’es une sorcière? » demanda Madison.

Willow hocha la tête.

« Ok, alors ça ne t’étonnera pas si je te dis que je suis une Tueuse. » dit la jeune femme.

« Pas le moins du monde…Ma meilleure amie en est une, d’ailleurs son nom doit t’être familier : Buffy, Buffy Summers… » dit Willow.

Madison la regarda avec un air tout bonnement épaté.

« Ça par exemple…Tu LA connais! » s’exclama Madison.

« Chut!!! Pas besoin d’alarmer tout le quartier… » dit Willow en riant.

« Je suis là parce que en venant à New York, j’ai voulu aider une jeune fille qui se faisait agresser mais je me suis fait avoir, la jeune fille était un vampire et l’agresseur un chasseur solo. En me battant avec lui, il est mal tombé et il est mort…Alors je me suis rendu… J’ai pris deux ans, mon avocat a plaidé la légitime défense. Et toi? » dit Madison.

« On m’accuse d’avoir tué ma pire ennemie…Mon procès est dans un mois, en attendant je suis enfermée là et si je suis condamnée je prendrais au moins 10 ans pour homicide involontaire. » expliqua Willow.

« Dur… » répliqua Madison.

« Ça tu peux le dire… » ajouta Willow.

Une gardienne entra dans la bibliothèque.

« Enfin je vous trouve, rejoignez les autres ça va être l’appel… » dit-elle.

Quand Willow posa les yeux sur le badge de la gardienne elle vit écrit:

« Mélina Williams… »

C’était la matonne dont lui avait parlé Faith. Madison sortit devant, la gardienne glissa alors à Willow.

« Faith m’a parlé de toi, je l’ai vu qui sortait…En cas de problème tu peux compter sur moi… » dit-elle.

Willow hocha la tête, elle n’était plus toute seule à présent.

 

******************

 

« Je commence à désespérer…Y a quand même bien quelqu’un qui a vu quelque chose? » s’exclama Buffy en se laissant tomber dans le canapé du salon.

La tueuse était épuisée, cette chasse au coupable était bien plus éreintante qu’une patrouille…

« Oui, mais il faut être patient... » dit Giles.

« Avec tout le respect que je vous dois, je vous rappelle pour mémoire que Willow est enfermée dans une cellule de trois mètres sur quatre depuis déjà une semaine, c’est beaucoup trop et vous avez entendu Faith, elle l’a trouvé triste et pas dans son assiette…On ne peut pas la laisser moisir plus longtemps là-bas. Faith m’a un peu parlé de la prison et c’est pas un camp de vacances, Willow n’est pas armée pour affronter ça. J’ai peur pour elle Giles. » dit la tueuse.

« On a tous peur Buffy, je souhaite autant que toi voir Willow libre…Si je pouvais la libérer sur le champ je le ferais, moi non plus je ne veux pas qu’il lui arrive quoi que ce soit… »

La voix de Giles avait changé, elle était pleine d’inquiétude et d’angoisse. L’observateur essayait de ne rien laisser paraître mais il était presque le plus inquiet. Il imaginait l’enfer que la jeune femme devait vivre et il avait peur des ravages sur elle. Willow avait beau vouloir montrer le contraire, elle était fragile, courageuse mais fragile.

Alex était silencieux, depuis que Willow était enfermé là-bas, il ne disait presque plus rien. Il s’était renfermé sur lui-même, plus une blague, plus un jeu de mot. Son regard rieur et son sourire enjoué avait disparut, son regard était sombre et il était malheureux…Buffy posa sa main sur la sienne:

« Ça va? » dit-elle.

Il haussa les épaules, le regard vague.

« Vous m’excusez j’en peux plus je monte à la maison taper sur le sac de sable, j’ai besoin de me défouler… » dit Kennedy.

Ils la regardèrent partir, Giles dit:

« Je crois que quelqu’un devrait lui parler, elle doit avoir besoin de se confier… »

Buffy se leva.

« J’y vais…Je ne sais pas si elle me dira grand-chose mais je vais essayer. » dit la tueuse.

La blonde monta rejoindre Kennedy, elle sonna mais personne ne répondit…

« Tu me cherche? » demanda Kennedy arrivant derrière.

« Euh oui, j’ai besoin de me défouler aussi, je m’étais dit que peut-être on pourrait s’entraîner ensemble… » mentit Buffy.

« Si tu veux, j’avais oublié mais clé dans la voiture…Depuis qu’elle n’est plus là, plus rien ne va, je fais tout de travers c’est un désastre. » dit la jeune femme.

« Je comprends…Courage, tu la vois bientôt non? » dit la blonde.

« Dans deux jours, ça me parait une éternité… » dit Kennedy en soupirant.

« Pour elle aussi ça doit être long… » répondit Buffy.

« Je fais quoi si il l’enferme pendant des années? » demanda Kennedy au bord des larmes.

Les deux tueuses étaient dans le salon de chez Willow.

« Je te promets que ça n’arrivera pas…On va la sortir de là… » dit la blonde.

« J’ai peur Buffy, peur pour elle, peur de l’avenir, elle me manque…J’ai l’impression qu’on m’a arraché un bras ou pire même, mon cœur. » confia Kennedy.

La jeune femme laissait rarement voir quand ça n’allait pas, mais là, elle n’avait plus la force de jouer les durs…Buffy allait tenter de la réconforter tant bien que mal quand le téléphone sonna.

« Oui? » dit Kennedy.

« Kenny c’est moi…Ça va? » dit Willow au bout du fil.

«On fait aller…Oh ma chérie je suis si contente de t’entendre… » dit Kennedy.

« Moi aussi, j’ai pas beaucoup de temps…Tu viens mercredi? » demanda Willow.

« Oui je serais là à 14h tapante, juré…Je ne raterais ça pour rien au monde, tu me manques trop… » dit la tueuse.

« Tant mieux…Ça va être bon de te voir…Vous allez bien? » ajouta la sorcière.

« On est tous malheureux sans toi mais on se bat pour te sortir de là… » dit Kennedy.

« Bon, je dois y aller…Je t’aime…Et dis aux autres que je les aime aussi très fort… » dit Willow avant de raccrocher.

Kennedy raccrocha les larmes aux yeux.

« Elle nous aime tous… » transmit-elle.

« Elle va bien? » demanda Buffy.

« Elle avait une petite voix…Normal pour quelqu’un qui est en prison. » répondit Kennedy.

Buffy allait répondre quand cette fois-ci c’est la sonnerie de la porte qui les interrompit.

« Les filles, le voisin est là, il a une bonne nouvelle… » dit Alex.

Les deux tueuses se précipitèrent chez Buffy.

« Voilà, j’ai une bonne nouvelle, un témoignage qui au procès sortira certainement votre amie de prison…La personne est venu me voir hier, il était sur son balcon en train de fumer, il était 19h30 et il a bien vu votre amie giflé l’autre jeune femme et partir. Il affirme qu’elle était encore vivante quand votre amie est partit. Je l’ai mit en relation avec l’avocat de votre amie…Je crois que cette histoire va bientôt prendre fin. » dit l’inspecteur Rider.

 

********************

 

Le mercredi suivant, Kennedy arriva à la prison juste pour le début des visites et retrouva Willow dans une petite pièce. Ce n’était pas réglementaire mais c’était Mélina, la gardienne, qui se chargeait que ça ne se sache pas. Quand la tueuse arriva dans la pièce, la sorcière lui sauta au cou. Kennedy la serra contre elle le plus fort possible avant de lui donner un long baiser passionné.

« Je suis si contente… » dit Willow.

« Et tu va l’être encore plus…On a un nouveau témoin et le procès est avancé, l’audience est prévu dans une semaine et demi…Ce qui veut dire que tu seras bientôt libre ma chérie. » révéla Kennedy.

Willow était folle de joie, elle la regarda droit dans les yeux avant de nicher sa tête dans son cou pour respirer son odeur, cela lui manquait tant. La tueuse serrait toujours Willow contre elle et lui glissa tout bas à l’oreille:

« J’ai envie de toi… »

Willow frissonna quand les images de la scène de la bibliothèque lui revinrent, elle essaya de ne plus y penser.

« Là, ici, maintenant? » dit la sorcière.

Kennedy hocha la tête.

« On pourra se venter de l’avoir fait dans un endroit pas commun. » dit la tueuse avec un petit sourire.

Elle commença à embrasser Willow dans le cou, faisant glisser sa langue de bas en haut. Willow sentait la petite boule de métal au bout de la langue de Kennedy la chatouiller. La tueuse commença à faire glisser la fermeture éclair de la tenue de Willow, celle-ci eût un mouvement de recul. Kennedy ne comprit pas, elle poursuivit son entreprise mais quand elle passa sa main dans la tenue, là sa compagne fit carrément un bond en arrière.

« Je peux pas…Pas ici… » dit Willow.

Kennedy la regarda à la fois surprise et déçue.

« Comme tu voudras… » répondit la tueuse.

« Je suis désolé mais je peux pas… » répéta la sorcière.

« Non mais c’est bon, on va pas en faire un drame. » dit Kennedy en essayant de paraître le moins amère possible.

Elles s’assirent alors l’une en face de l’autre, se tenant la main, Kennedy sentait Willow trembler…

« Willow, mon amour, je sens que quelque chose ne va pas…Tu as un problème? Quelqu’un t’as fait du mal? » demanda la tueuse.

Willow s’était levé et s’était éloigné de Kennedy, elle lui tournait le dos.

« A la bibliothèque la semaine dernière…Une détenue à essayer de me…Dans un rayonnage… »

La sorcière n’arrivait pas à mettre un mot sur ce qu’il s’était passé, elle n’osait pas regarder Kennedy non plus de peur de voir du dégoût dans ses yeux…

« Will…Regarde-moi, est-ce que une de ses filles a osé poser la main sur toi? » demanda la tueuse.

Willow se tourna vers Kennedy, la petite rousse était au bord des larmes, elle fit oui de la tête puis prit une grande inspiration.

« La semaine dernière, une autre prisonnière a essayer de me violer… » dit enfin Willow.

Kennedy sentit une immense rage l’envahir, elle avait envie de casser quelque chose.

« Je dois te dégoûter… » dit la sorcière.

Kennedy regarda alors Willow, les yeux empli de tendresse et d’amour…

« Non…Tu n’y es pour rien, c’est pas de ta faute si cette cochonne a posé ses sales pattes sur toi. Tu ne dois pas te sentir responsable. Tu sais qui elle est? » demanda la tueuse.

« Je ne connais que son numéro de matricule : 916977... » répondit Willow.

Kennedy se le répéta mentalement, elle n’allait pas laisser passer ça, c’était tout bonnement hors de question. Le temps passa ensuite bien trop vite au goût des deux jeunes femmes. Assise sur les genoux de la tueuse, Willow avait l’impression de revivre…Quand elles entendirent les coups sur la porte qui signifiaient que c’était l’heure, elles sentirent leurs cœurs se serrer.

« Tiens bon mon ange…Tu sera bientôt dehors, je te le promet. Dis, il y aura encore une visite avant le procès, mais ce n’est pas moi qui viendrais, ce sera Alex, il en a besoin…Il est malheureux sans toi. Tu es d’accord? » dit la tueuse.

Willow opina de la tête.

« Je serais heureuse de le voir… » dit-elle.

Kennedy sortit, devant la porte la matonne attendait pour pouvoir remmener Willow.

« Dites-moi vous savez qui a le matricule 916977? » demanda la tueuse.

« C’est Jenna Willis, une vraie teigne, elle est sortie hier mais je suis convaincu qu’on la reverra bientôt…Pourquoi cette question? » demanda la gardienne.

« Oh, juste pour savoir… » répondit Kennedy évasive.

Lorsque Kennedy arriva dans son immeuble, elle s’arrêta chez le voisin, lui le flic il devait pouvoir l’aider.

« Excusez-moi de vous déranger mais je voudrais savoir si vous pourriez me donner des informations sur une certaine Jenna Willis? » demanda Kennedy de but en blanc lorsqu’il lui ouvrit.

« Elle a un casier judiciaire épais comme le bottin, elle vit sur Layne Avenue au 114 et elle passe ses soirées au Bonga…Je l’ai coffré y a un an pour agression sexuelle…Pourquoi vous pensez qu’elle a un rapport avec le meurtre dont on accuse votre petite copine? » demanda le policier.

« Oui… » mentit Kennedy.

Elle remercia le ciel qu’il lui ait fait cadeau d’un alibi, le salua et rentra chez elle. La tueuse allait faire payer à cette Jenna ce qu’elle avait osé faire à Willow. Kennedy s’entraîna jusqu’à la tombée de la nuit…

Par WillTMG - Publié dans : BTVS
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Lundi 2 juin 2008

La rue où se trouvait le Bonga était quasiment déserte, c’était le quartier mal famé, y traîner trop tard le soir était dangereux mais Kennedy n’avait pas peur. La colère qui l’animait annihilait tout sentiment d’insécurité ou de risque chez l’élue. Elle ne pensait qu’a refaire le portrait de la traînée qui avait posé poser ses mains sur sa Willow. Elle entra dans la boîte et s’installa au bar, de là elle pourrait tout surveiller. Tout en sirotant ce qui était indiqué comme une bière, elle surveillait l’entrée et écoutait les conversations autour d’elle. Deux heures s’étaient écoulé quand la fameuse Jenna entra dans la boîte, Kennedy vit pas mal de filles quitter l’endroit sans demander leur reste. Cette fille ne devait vraiment pas être commode, mais elle n’impressionnait pas le moins du monde la tueuse.

« Te voilà enfin, je vais pouvoir régler mes comptes… » pensa la tueuse.

Kennedy observa cette fille tout le temps qu’elle passa dans la boîte, quand elle en sortit pour aller continuer la fête ailleurs selon ses propres termes, la tueuse lui emboîta le pas et la rattrapa un peu plus loin dans la ruelle.

« Eh Willis! » invectiva Kennedy alors qu’elle était encore à une centaine de mettre de celle-ci.

« Ouais c’est moi qu’est-ce que tu me veux? » répondit l’autre en mâchant son chewing-gum.

« Te parler, je crois qu’on a une connaissance en commun…Willow ça te dit quelque chose? » dit Kennedy.

« Ouais, une petite rousse qui est arrivée en taule une semaine avant ma sortie…Bien roulée, un peu farouche mais bien roulée…Dommage que cette petite conne soit arrivée sinon, je crois que j’aurais passé un bon moment…Je suis sûr que la petite rousse aurait été une vraie reine… » dit Jenna.

Kennedy serrait les poings et les dents, elle se demandait encore comment elle avait laissé cette ordure finir sa phrase. La tueuse essaya de garder son calme.

« Eh bien je vais t’apprendre un bon truc…La petite rousse comme tu dis c’est ma copine et je ne supporte pas qu’on la touche… » dit-elle.

La tueuse laissa enfin exploser sa colère et envoya son poing dans la figure de la fille sans aucun ménagement. L’autre chancela tant le coup avait été violent. Kennedy ne lui laissa pas de répit et l’attrapa par le col la jetant contre un mur.

« Tu va regretter d’avoir poser tes sales pattes perverses sur elle…Je vais te le faire payer. » dit la tueuse.

Elle lui envoya un bon coup de poing dans l’estomac ce qui coupa le souffle de l’autre. La tueuse était dans une colère noire et la frappa sans remord avant de la laisser vivante mais dans les vaps dans la ruelle et de partir sans se retourner. Kennedy se sentait soulager, Willow était vengée, elle pouvait dormir tranquille.

*******************

 

Willow sauta au cou d’Alex lorsqu’il entra dans la petite pièce où elle attendait. Il avait été fouillé, passé au détecteur à métaux, il ne connaissait pas ce monde et il était assez impressionné. Il serra sa meilleure amie contre lui.

« Je suis content de te revoir et encore c’est peu dire à côté de ce que je ressens vraiment… » dit-il.

« Moi aussi je suis contente… » répondit Willow.

Elle trouvait qu’Alex avait les traits tirés et qu’il avait maigrit.

« Dis-moi tu manges de temps en temps? » demanda la sorcière.

Il fit non de la tête.

« Depuis que tu es là, y a pas grand-chose qui me fait envie, parce qu’à chaque fois ça me fait penser à toi d’une manière ou d’une autre. Du coup je ne peux rien avaler… » confia-t-il.

« Et tout le monde te laisse faire…Je vais leur passer un sacré savon en rentrant. » dit la sorcière.

« Buffy n’arrête pas de dire que tu ne serais pas contente si tu me voyais…Et Giles me dit que c’est pas d’un Alex sur les rotules dont tu auras besoin en sortant mais d’un Alex en pleine forme… » expliqua-t-il.

« Et ils ont raison tout les deux…Regarde-toi, on dirait un zombie, tu es aussi pâle qu’Angel… » dit Willow.

La sorcière vit naître un tout petit sourire sur le visage de son ami.

« Je préfère quand tu souris… » lui dit-elle.

« Je préfère quand tu n’es pas entre ces murs…. » rétorqua-t-il.

« Je serais dehors bientôt, j’ai vu mon avocat. Il y a un nouveau témoin et l’un des deux inspecteurs va témoigner aussi pour dire que l’autre a fait pression sur moi. Normalement dans deux jours je suis libre et tout recommencera comme avant… »

En rassurant Alex, Willow essayait de se rassurer aussi. Elle voulait croire qu’elle parviendrait à oublier ces deux semaines et demi derrière les barreaux, qu’elle réussirait à chasser à tout jamais de sa mémoire la scène de la bibliothèque. Elle essayait de s’en persuader autant qu’elle voulait convaincre son ami.

« Toi qui aime les grands espaces, ça doit être insupportable la vie ici… » dit-il.

« C’est pas facile mais quand ça va pas, je ferme les yeux et je rêve…Je lis aussi, enfin j’essaye. Je pense beaucoup à vous parce que je sais que vous vous battez pour moi et c’est ça qui m’a fait tenir. Je me dis aussi que moi, ma sortie est pour bientôt, ce qui n’est pas le cas de toutes. » répondit Willow.

La sorcière questionna Alex sur ce qu’il se passait pendant son absence, sur comment ils allaient tous, comment se passait aussi les choses à son bureau.

« Giles gère tout ça, il veille sur tout rassure-toi… » dit Alex.

« Tant mieux…J’ai vraiment hâte de retrouver mes dossiers… » dit Willow.

« Ah ben c’est gentil pour les copains… » répliqua-t-il.

« C’est pas ce que je voulais dire… » rectifia la sorcière.

« Je sais, je te faisais marcher… »répondit-il.

« Et comme d’habitude, moi je cours… » soupira la petite rousse.

Elle fit semblant de faire la tête…

« J’adore quand tu boudes… » dit Alex.

Ils discutèrent encore un bon bout de temps avant que la visite prenne fin.

« A dans deux jours alors… » dit-il.

« A dans deux jours…Embrasse tout le monde pour moi… » dit Willow.

« Je n’y manquerais pas… » promit Alex.

 

********************

 

 

Le vendredi matin, on sentait que l’ambiance était électrique. Buffy courrait partout dans son appartement. Willow allait passer devant le juge, il ne fallait pas être en retard.

« Dawn, pour la quatrième fois réveille-toi on va être en retard… » dit la tueuse en passant devant la porte de la chambre de sa cadette.

Dawn maugréa et fini par se lever.

« Allez bouge-toi! » lui dit sa sœur.

On sonna à la porte, c’était Alex et Giles.

« Vous êtes prêtes? Kennedy attend en bas avec Faith. Elle va exploser si vous ne vous dépêcher pas. » dit Alex.

 

« Moi je suis prête mais ma chère sœur a du mal à sortir de son lit…Normal quand on rentre à 4h du matin… » répondit Buffy.

« Dawn allez, on attend plus que toi!!! » cria Buffy.

« J’arrive, j’avale un verre de lait! » répliqua la jeune fille.

La cadette de Buffy arriva enfin dans l’entrée…

« C’est bon on est partit… » dit-elle en attrapant sa veste…

Willow était dans la voiture de police qui la conduisait au tribunal, elle savait que bientôt elle serait libre, dans quelques heures, elle pourrait sauter dans les bras de Kennedy et annoncer à tout ses amis leurs merveilleuses fiançailles. . .Cependant une dernière crainte l’habitait: et si ça ne suffisait pas? Et si on la condamnait quand même? Elle frissonna à la simple idée qu’on pourrait la séparer des années entières de Kennedy et de ses amis. Willow ne tiendrait pas un jour de plus en prison, bien que Faith ait tenté de lui dire le contraire, la sorcière savait qu’elle n’était pas taillée pour survivre dans cet endroit et elle se demandait comment Faith avait bien pu tenir entre quatre murs alors qu’elle avait tout les moyens du monde de s’évader…La seule bonne chose qui lui avait apporté ce court séjours derrière les barreaux, c’était cette impression de comprendre un peu mieux Faith, de cerner quelque chose d’elle impalpable jusqu’à lors. Par la vitre grillagée du véhicule Willow vit le tribunal se dessiner à quelques mètres, la fin du cauchemar approchait. . .

« Pourquoi elle n’est pas encore là? » demanda Kennedy nerveuse.

« Ne t’inquiète pas, j’ai vu la voiture de police arriver en allant mettre des pièce dans l’horodateur.. » dit Alex.

Willow apparut dans le boxe des accusées, elle envoya un sourire à ses amis, ils le lui rendirent.

« Mesdames et Messieurs : la cour… » annonça un policier.

Tout le monde se leva, Willow droite comme un I ne quittait pas les jurés des yeux.

La juge ainsi que le reste de la cour s’installèrent, les charges furent annoncées et l’audience commença, l’accusation en était resté aux aveux complets, au témoignages du chauffeur, au propos de Willow à propos d’Amy. L’avocat de la sorcière écoutait sans rien dire avec un petit sourire sur les lèvres, il avait plus d’un tour dans son sac et son confrère se débrouillait comme un débutant…

« La parole est à la défense. . . » dit la juge.

« J’appelle à la barre Melle Willow Rosenberg; » dit-il.

Willow alla prêter serment.

« Melle Rosenberg, vous confirmez que vous et Melle Madison étiez loin d’être amies? » demanda-t-il.

« Oui, Amy…Enfin Melle Madison m’a causé pas mal de problème, elle a eu une très mauvaise influence sur moi. Je ne voulais plus rien à voir a faire avec elle. Je dois bien dire que j’avais beaucoup de rancœur envers elle. » répondit Willow.

« Avez-vous une idée de pourquoi elle voulait vous voir? » demanda l’avocat.

« Non et je n’ai pas voulu le savoir, tout ce que je voulais c’était rentrer chez moi passer la soirée de la St Valentin avec ma compagne. Je ne tenais pas à l’écouter… » dit la sorcière.

« Mais vous admettez l’avoir giflé? » ajouta l’avocat.

« Oui, puisque les mots ne semblaient pas la convaincre de me laisser tranquille, je lui ais fait comprendre plus clairement. » dit Willow.

L’avocat se tourna vers les jurés.

« Voyez-vous, cette jeune femme admet sans difficulté détester Melle Madison, l’avoir giflé et elle ne l’a jamais caché à la police sachant très bien que ce genre de propos pourrait être prit comme un mobile. Si elle n’était pas innocente, elle ne révèlerait pas ça avec autant de facilité. » dit l’avocat.

« J’en ais terminé avec Melle Rosenberg…J’appelle à la barre l’Inspecteur Erik Rider. » ajouta-t-il alors.

« Pouvez-vous nous raconter comment s’est déroulé l’interrogatoire? » demanda l’avocat.

« Melle Rosenberg répondait très franchement à nos question malgré le fait qu’elle avait peur. Mon collègue s’est servit d’info trouver sur elle pour mener l’interrogatoire, il lui a notamment parlé du terrible meurtre de sa précédente petite amie en insistant là où ça faisait mal. Melle Rosenberg s’est mit à pleurer, il a continué et après 5h d’interrogatoire, elle a craqué, elle a avoué. Je pense sincèrement que c’était pour qu’il arrête de lui parler de sa défunte petite amie. Elle était à bout. » répondit l’inspecteur.

En disant ça, il regardait son collègue et ami qui le fusillait du regard ainsi que Buffy qui lui lançait un regard plein de gratitude.

« Messieurs et Mesdames les jurés, on a extorqué ses aveux à ma cliente, on l’a poussé à bout en touchant à ce qu’elle a de plus douloureux dans sa vie. Pendant des heures et des heures on a remué le couteau dans la plaie…Qui d’entre nous n’aurait pas craqué et avoué n’importe quoi pour que tout s’arrête? » plaida l’avocat.

Un murmure se répandit parmi les jurés…

« Pour dernier témoin j’appellerais Kevin Farell. » dit l’avocat.

Le témoin prêta serment.

« Mr Farell racontez à la cour ce que vous avez vu ce soir-là… » dit-il.

« J’étais sur mon balcon, en train de fumer une cigarette en attendant que mon poulet finisse de cuire au four. En bas de chez moi, j’ai vu deux jeunes femmes se disputer. L’une était Melle Rosenberg, elle avait l’air très en colère et a giflé l’autre avant de s’en aller. Il était 19h35 car mon four a sonné, j’ai vu Melle Rosenberg descendre la rue d’un pas pressé et l’autre qui la regardait debout sur le trottoir. Melle Rosenberg a disparut au coin de la rue et je suis rentré sortir mon poulet. » raconta le témoin.

« Et voilà la dernière preuve d’innocence de ma cliente, quand elle a quitté la victime après l’avoir giflé, elle était bien vivante. Ce qui veut dire que la jeune femme que vous voyez dans le boxe a passé près de deux semaines en prison pour rien et que le véritable assassin court toujours parce qu’un policier croyant tenir le parfait coupable a poussé une jeune femme fragile aux aveux…Messieurs et mesdames les jurés la décision est a présent entre vos mains…Enverrez-vous cette jeune femme en prison? »

Il arrêta sa plaidoirie là, et le juge signala la suspension de l’audience pour les délibérations. L’avocat discutait avec Willow, il était très confiant. . .

« Mesdames et Messieurs, la cour… » annonça à nouveau un agent.

Les personnes présente se levèrent alors.

« Je vais demander au président des jurés de se lever et de nous faire part des délibérations. » dit la juge.

« En son âme et conscience, les jurés ont déclaré à l’unanimité Melle Rosenberg non coupable de meurtre sur Amy Madison. Elle est acquittée. »

Des hourras secouèrent la salle, le gang était fou de joie, Willow pleurait tout en affichant un large sourire. Kennedy la fixait les yeux humides. . .

********************

A la sortie du tribunal, le gang suivit la voiture de police jusqu’à la prison où Willow allait chercher ses affaires. Quand elle repassa le grand portail son sac à la main et qu’elle vit Kennedy à côté de la voiture, elle lâcha le sac et courut se jeter dans ses bras. La tueuse la serra contre et la souleva de terre, elle était si heureuse de la retrouver. Willow sauta aussi au cou de ses amis, elle s’arrêta devant Faith qui lui dit:

« Les effusions très peu pour moi mais je suis très contente que tu sois dehors la rouquine… »

La tueuse avait un petit sourire en coin.

« Merci Faith…Merci pour tout ce que tu m’a dit… » répondit la sorcière.

Faith remonta dans sa voiture et dit à Willow avant de démarrer:

« Tu sais quoi la rouquine? Tout ce que j’ai dis, je le pensais. . . »

Faith lança à Buffy:

« On se retrouve au centre B! »

La tueuse blonde hocha la tête et Faith démarra en trombe.

« Si on quittait cet endroit, je ne pense pas que Will ait envie de s’éterniser ici… » dit Alex.

« Alex a tout a fait raison, je veux m’en aller loin d’ici et si possible, rayer ces deux dernières semaines de mon existence. . . Alors plus vite on s’en ira mieux ce sera. . . » répondit Willow.

Quand ils arrivèrent en bas de l’immeuble, Buffy prit Kennedy a part. . .

« Tu nous la garde chez vous jusqu’à ce soir. . . On va lui faire une surprise. » dit la blonde.

« Pas de problème, je sais même comment je vais faire. . . » répondit Kennedy avec un petit sourire.

« Kennedy, que Willow soit lesbienne ne m’a jamais dérangé mais pitié j’ai pas besoin des détails. . . » répondit la tueuse.

Kennedy retourna vers Willow qui discutait avec Giles.

« Je suis vraiment très content de te savoir dehors. . . » dit-il.

« Je suis aussi soulagée d’être sortie, et j’ai très hâte de retrouver mes dossiers en cours. . . » dit la petite sorcière.

« Pense à te reposer un peu aussi. . .Tu as eu deux semaines pas facile. . . » ajouta l’observateur sur un ton très paternel.

« Justement, il vaut mieux que je me remette au travail le plu vite possible. . . Ça m’aidera à ne plus y penser. . . » répondit Willow.

Alors qu’elle disait cela, les images de l’agression de la bibliothèque lui revinrent. Elle baissa les yeux, pour ne pas que Giles remarque que ça n’allait plus.

« Willow tu es sûre que ça va??? Qu’est-ce qui t’arrive tout d’un coup? » demanda Giles.

« Rien, je suis un peu fatigué. . . Le contrecoup certainement. . . » mentit la sorcière.

Kennedy passa ses bras autour de la taille de Willow et posa son menton sur son épaule.

« Dis mon amour, ce n’est pas que je veuille t’interrompre mais tu as peut-être envie de manger de la vraie nourriture non? » dit la tueuse.

Willow mit un temps avant de comprendre ce que cette histoire de nourriture venait faire là, soudain elle comprit, c’était l’un des codes qu’elles avaient mise au point pour pouvoir communiquer sans être comprises des autres. Au temps où Tara vivait encore, Willow n’avait pas se problème, elle dialoguait avec son amour de sorcière par télépathie. Mais avec Kennedy, il avait fallu trouver autre chose. . .

« Oui, j’ai une faim de loup. . . » répondit Willow.

La sorcière salua Giles et elles montèrent avec Kennedy sans demander leur reste. Arrivées devant la porte de l’appartement, la tueuse l’ouvrit puis elle souleva Willow dans ses bras pour entrer.

« Mais qu’est-ce que tu fais? » demanda la sorcière étonnée.

« Ben tu vois, je répète pour le jour J. . . » dit Kennedy en riant.

Willow rit avec elle, la sorcière était si heureuse de rentrer enfin chez elle, deux semaines loin de sa petite amie, de ses amis, de son chez elle c’était beaucoup trop, surtout quand il s’agit d’être enfermé derrière les barreaux.

Kennedy referma la porte avec son pied et emmena Willow toujours dans ses bras jusque dans leur chambre. La sorcière avait niché sa tête dans le cou de la tueuse. Celle-ci la déposa sur le lit. . .

« Tu m’a manqué. . . » dit Willow en s’asseyant en tailleur.

Kennedy enleva sa veste et s’assit en face de sa compagne la regardant en silence.

« Qu’est-ce qu’il y a? » demanda Willow au bout d’un moment.

« J’admire simplement l’ange assit en face de moi et dont on m’a privé pendant trop longtemps. . . » répondit la tueuse.

La petite rousse eût un tout petit sourire en coin qui fit littéralement fondre Kennedy. La tueuse replaça une mèche de cheveux derrière l’oreille de Willow, en profitant au passage pour lui caresser la joue. La sorcière ferma les yeux pour savourer le contact de la main de Kennedy sur son visage,cela lui avait tant manqué. . .La tueuse se mit à genoux en face de Willow et passa ses bras autour de son cou. . . Le cœur de la sorcière se mit à battre la chamade, elle posa ses mains sur les hanches de Kennedy. La petite brune regarda Willow droit dans les yeux et se pencha vers elle pour l’embrasser. Ce fut un baiser à la fois tendre et passionné, à la hauteur de leur retrouvailles. Willow ne dit rien quand elle sentit Kennedy défaire les bouton de la chemisette qu’elle portait, elle frissonna juste quand elle sentit la main de sa compagne effleurer sa poitrine.

« Surtout si tu n’es pas prête, dis le moi. . . Je comprendrais. . . » dit Kennedy.

« Non vas-y, fais moi oublier tout ça. . . » répondit Willow au creux de l’oreille de la tueuse.

La petite brune ôta tout doucement son corsage à Willow puis l’embrassa dans le cou tendrement. La sorcière rejeta sa tête en arrière, elle raffolait de cela. Déplaçant tout doucement ses baiser, Kennedy en profita pour faire glisser tout doucement les bretelles du soutien-gorge de Willow puis pour le lui dégrafé, elle l’envoya voler quelque part dans la pièce. Les yeux fermés, la sorcière se sentit partir tout doucement vers le paradis. . .

****************************

 

Quand Willow se réveilla, elle s’aperçut qu’elle était seule dans le lit, elle attrapa une chemise qui traînait. Constatant qu’elle était trop grande pour elle, la sorcière en déduisit elle appartenait à Kennedy. Elle remonta le col de la chemise pour respirer le parfum de sa compagne. Retrouver ces sensations étaient tellement agréable. . .

« Kennedy??? » appela Willow en arrivant dans le salon.

Pas de réponse, seul le silence régnait. La petite rousse aperçut soudain le petit mot sur la table. . .

« Je suis descendu chez Buffy. . .Rejoins nous quand tu seras réveillée. Je t’aime. Kenny. »

Willow alla prendre une douche et se prépara avant de descendre retrouver ses amis. Quand elle arriva à l’étage du dessous, elle trouva la porte de l’appartement de Buffy légèrement entrouverte. Inquiète, la sorcière commença à psalmodier quelque chose.

« Je conjure les forces de la déesse de me protéger, de me donner sa force. . . »

Elle poussa tout doucement la porte, un silence de mort régnait dans l’appartement. Les rideaux du salon étaient fermés, soudain il s’ouvrirent brusquement, et la sorcière entendit un chœur de voix s’écrier:

« Surprise. . . »

Willow leva la tête et aperçut la banderole: « Bienvenue chez toi Will. . . ». La petite rousse esquissa un large sourire avant d’ajouter.

« Bande d’idiot vous m’avez fichu la frousse. . . »

« Désolée, on voulait juste te faire une belle surprise. » dit Kennedy avec un petit sourire.

« Parce que tu étais dans le coup. . .J’aurais dû m’en douter. . . » dit Willow.

« Allez, on arrête la parlotte, que la fête commence. . . » dit Alex

Dawn appuya sur la télécommande de la chaîne hi-fi et la musique se mit en route. Willow suivait le rythme de la tête quand soudain, la musique changea. La sorcière reconnu la chanson, c’était « Uchained Melody », la musique du film ghost. Un film qu’elle et Kennedy aimait plus que tout. La tueuse s’approcha et tendit la main vers la sorcière qui la saisit. Elle eût juste le temps de fourrer sa part de gâteau dans les mains de Buffy. Kennedy emmena Willow au milieu du salon et passa ses bras autour de son cou.

« Oh, oh my love
Oh my darling
I've hungered for your touch
A long and lonely time »

La sorcière passa ses bras autour de la taille de Kennedy et se colla contre elle posant son menton sur son épaule. La petite rousse ferma les yeux et profita de l’immense bien être que lui procurait ce moment. Peu importait que tout ses amis soient dans la pièce. Quand la musique s’arrêta, les deux jeunes femmes restèrent un moment l’une contre l’autre et Kennedy glissa à l’oreille de Willow:

« Tant qu’on y est, on pourrait peut-être leur dire. . . »

Sans voir son visage, la tueuse su que Willow affichait un immense sourire.

« Oui, on devrait leur dire. . . » répondit la petite rousse.

Elles retournèrent vers leurs amis, Willow saisit sa coupe de champagne et tapa dessus avec sa petite cuillère pour attirer l’attention du gang.

« Excusez-moi de vous interrompre mais je voudrais profiter de cette petite fête pour vous annoncer quelque chose. »

Willow sentait que tout le monde était suspendu à ses lèvres.

« Kennedy et moi sommes fiancées et cet été nous irons nous marier en Angleterre. Et bien sûr vous êtes tous invités. » annonça la petite sorcière.

« Félicitation Willow. » dit Giles avec une bienveillance paternelle.

Buffy posa sa propre coupe de champagne et alla serrer sa meilleure amie dans ses bras.

« Bravo Will. . .Je suis très heureuse pour toi. . . » dit-elle tout bas.

Alex serra à son tour sa meilleure amie contre lui.

« Je vous souhaite de partager des bassines de bonheur tout rose. » dit-il.

« Je crois qu’on est bien partie. . . » répondit Willow.

Le gang trinqua à cette jolie nouvelle et fit la fête une bonne partie de la nuit. . .

 

 

FIN

Par WillTMG - Publié dans : BTVS
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