« Oh mon dieu! » dit Buffy au téléphone.
« Je vais allez avec elle devant le juge, je vais essayer de me servir de ce qu’elle m’a dit pour empêcher son
incarcération avant le procès…Je vais essayer de jouer le manque de preuve.» dit l’avocat.
Quand Buffy raccrocha elle était blanche comme un linge.
« Elle a avoué…Un des flics a fait pression sur elle en parlant de Tara et elle a craqué. Elle a avoué pour que ça
s’arrête. Là, elle va passer devant une juge qui va décider de son incarcération ou pas avant qu’elle ne soit jugé pour meurtre. » dit-elle.
Une chape de plomb s’abattit sur le gang. Elle s’alourdit quand ils apprirent quelques heures plus tard que la juge
n’avait pas été convaincu et qu’elle avait signé l’incarcération de Willow avant le procès qui aurait lieu un mois plus tard. Seule bonne nouvelle, Willow avait le droit à un parloir par
semaine.
« Kennedy, je sais que tu voudrais la voir mais tu devrais me laisser y aller…Willow n’est pas taillée pour la
prison, si on veut éviter qu’elle subisse le pire, je dois aller lui parler, lui donner deux ou trois conseil…La vie en prison je sais ce que c’est… » dit alors Faith.
Kennedy accepta pour la sécurité de Willow.
« Nous on a un mois pour trouver la personne qui a tué Amy, ou au mieux trouver des preuves disculpant
Willow… » dit Buffy prête à tout pour sortir son amie de là.
« Buffy, ce n’est pas très légal… » dit Giles.
« Parce qu’emprisonner une innocente c’est mieux peut-être? » répondit Buffy.
« Ok, on va chercher, tout sera bon à prendre mais je t’en prie Buffy, il faut rester dans les limites de la
loi…Sinon ça n’aidera pas Willow. » dit Giles.
« Kennedy, tu as bien dit que l’un des deux agents était notre voisin? » demanda la tueuse.
Kennedy acquiesça…
« Je vais lui demander son aide… » dit Buffy.
La tueuse descendit un étage plus bas, elle sonna, il n’était pas là…Elle laissa alors un papier avec écrit:
« Je dois vous parlez, appelez moi quand vous serez disponible…Melle Summers. »
En rentrant, il trouva le petit mot et rappela immédiatement, Buffy descendit sur le champs.
« Je suppose que vous savez de quoi je veux parler? » dit Buffy lorsqu’il lui ouvrit.
Si elle avait eu des mitraillettes à la place des yeux, il serait mort…
« De votre amie…Entrez, je vous écoute… » dit-il.
« Je connais Willow depuis le lycée, et je sais ce qui s’est passé entre elle et Amy…Je sais à quel point elle la
détestait mais elle ne l’aurait pas tué…Vous devez me croire…Aidez-moi à prouver son innocence, si elle va en prison elle en mourra… » dit la tueuse.
« Je ne suis pas convaincu qu’elle soit coupable, je connais les méthodes de Grayson, il appuie là où ça fait mal
mais en même temps, personne d’autre n’a été vu. » dit Rider bien embêté.
« Willow ne devait pas être la seule a détester Amy…A mon avis si on cherche bien elle a d’autres ennemis…Et puis
vous venez d’admettre que votre collègue a fait pression sur elle, je vous en supplie témoigner en sa faveur dans un mois… » dit Buffy.
« Si je témoigne contre mon collègue, je perds un ami… » dit Rider.
« Une innocente risque la prison, et si elle est déclaré coupable, c’est moi qui perdrait une amie…Au nom de la
justice aidez-moi. Un meurtrier court toujours en ce moment… » dit la tueuse.
« D’accord, je vous propose un marché, je vous donne les informations dont je dispose, pour que vous puissiez
tenter de réunir des preuves…Si vous n’arrivez à rien, alors je témoignerais… » dit Rider.
« Merci…Merci pour elle… » dit Buffy.
« Vous aurez une copie du dossier demain dans votre boîte au lettre.. » dit le policier.
La tueuse le salua et s’en alla…Il tint sa promesse et le lendemain, la copie était bien dans la boîte. Giles se mit en
tête d’étudier cela en détail…La première étape étant d’aller réinterroger les témoins, et les riverains…
****************
Le mercredi matin, Faith prit un taxi qui l’emmena à la prison ou était Willow. Quand la sorcière vit arriver Faith au
parloir, elle ne fut pas ravie.
« Je sais que c’est elle que tu voulais voir mais je pense que si tu veux tenir bon, tu vas avoir besoin de deux
trois de mes conseils… » dit Faith.
Willow soupira.
« Je t’écoute… »
« Règle numéro 1: quand Kennedy viendra de te voir, ce sera qui tu veux, ta sœur, ta meilleure amie, qui tu veux
mais pas ta petite amie, sinon tu vas te faire lyncher et la douche deviendra ton pire cauchemar. Règle numéro 2: N’hésite pas à te défendre. Utilise la magie mais ne te laisse pas faire, ou
alors ce sera l’engrenage. Règle numéro 3: N’hésite pas à claironner mon nom, j’ai fait toutes les prisons du pays y comprit celle-là, je suis connu, si on sait que tu me connais on te laissera
tranquille. Et dernier conseil, si tu veux pourvoir être tranquille au parloir, copine avec la matonne qui s’appelle Melina Williams, elle est lesbienne aussi, vous pourrez en profiter avec
Kennedy sans que ça ne se sache jamais…Mais a part elle personne ne doit savoir que tu es lesbienne. Compris? » dit Faith.
« Compris. » répondit Willow.
« Surtout tiens bon, ils sont comme des fous pour te sortir de là, Buffy a copiné avec le voisin, il lui a refilé
une copie du dossier, il passe leur journée a interroger les riverains du coin où ça s’est passé. Tu sera sortit de là très vite peut-être même avant le procès si ils trouvent des preuves
suffisante. Sinon, le voisin témoignera pour dire que son collègue a fait pression sur toi… » dit Faith.
« Je peux te poser une question? » demanda la sorcière.
Faith opina du chef.
« Comment tu as fait pour tenir si longtemps enfermée entre quatre murs? » demanda Willow.
« J’ai rêvé…De liberté, d’évasion…J’ai aussi écrit des lettres même si je savais que je ne les enverrai jamais…Toi
tu as la chance d’avoir des gens dehors qui se battent pour toi, qui t’attendent. Une petite amie dingue de toi qui n’attend que de te retrouver, et des meilleurs amis qui seraient prêt à tout
pour te sortir de là…C’est pour eux que tu dois tenir… » termina la tueuse.
Dans les yeux de Faith, Willow vit une lueur qu’elle n’avait jamais encore décelé auparavant, cette faille que la tueuse
dissimulait en permanence…Elle était prête à partir.
« Excuse moi mais même de l’autre côté de la barrière, cet endroit me colle encore la chair de poule. Je vais y
aller…Surtout soit forte la rouquine…Je veux revoir la Willow qui m’a tenu tête à la mairie il y a quelques années, cette Willow là est parfaitement capable de se faire respecter ici. » dit
Faith en se dirigeant vers la porte.
« Faith, dis à Kennedy qu’elle me manque et que je l’aime…Dis leur à tous que j’ai hâte de les revoir…Et
merci… » dit la rousse.
Faith répondit par un clin d’œil avant de frapper à la porte pour que la matonne lui ouvre. La tueuse prit le couloir de
gauche, celui qui menait vers la sortie, pendant que la matonne emmenait Willow dans celui de droite vers sa cellule. En sortant de la prison, Faith croisa la fameuse Mélina qui arrivait,
celle-ci la salua étonnée.
« Faith, qu’est-ce que tu fais dans le coin? » demanda-t-elle.
« Je suis venue rendre visite à une amie…Elle est fragile, la prison c’est pas son environnement je voulais lui
donner deux ou trois conseils… » répondit la tueuse.
« Elle est là pour longtemps? » demanda la gardienne.
« J’espère que non, on fait tout pour la sortir de là… » dit Faith.
« C’est quoi son nom? » demanda Mélina.
« Willow…Willow Rosenberg, une petite rousse aux allures d’ange mais avec un caractère de cochon quand elle l’a
décidé… » répondit la tueuse.
« Je garderais un œil sur elle… » dit la gardienne.
« Je te le dis tout net, elle est prise…Et sa petite copine n’est pas commode quand on s’approche un peu
trop… » dit Faith.
« Je vois que je suis bonne pour me débrouiller pour être affectée à ses parloirs, c’est ce que tu sous
entends? » dit Mélina.
« Tu as deviné…Bon je file, je ne me sens vraiment pas bien ici…Je tourne claustro… » répondit la
tueuse.
Après un dernier signe de la tête, Faith sortit de l’enceinte de la prison et reprit un taxi un peu plus loin. Par la
vitre, elle regarda l’édifice s’éloigner et pensa:
« Tiens bon Willow… »
Buffy,Alex et Kennedy tournaient chèvre, c’était le troisième immeuble de la rue qu’ils faisaient à la recherche de
quelqu’un qui aurait pu voir quelque chose. Giles et Dawn eux, se chargeait des habitations situées entre le point où Amy avait été retrouvé et l’immeuble où vivait Willow. C’était un travail
colossal mais ils étaient vraiment près à tout pour sortir Willow se sa cellule.
**************************
Willow justement, déambulait dans la bibliothèque de la prison afin d’essayer de trouver un bouquin digne de ce nom,
mais à part des bd et des romans de gare, il n’y avait rien d’intéressant. Très peu de prisonnières fréquentaient la bibliothèque, c’était presque le seul endroit où Willow se sentait en sécurité
soudain une voix la fit sursauter:
« Salut la nouvelle… »
La sorcière dévisagea la femme qui s’approchait d’elle, l’autre prisonnière avait des allures de Faith mais avec
beaucoup moins de charisme et de classe.
« Surtout ne pas montrer qu’elle m’impressionne. » songea Willow en repensant au propos de Faith.
« C’est pas tout les jours qu’on nous colle un si joli minois… » ajouta l’autre.
La petite rousse sentit ses jambes trembler, cette fille avait l’air cinglé et dangereuse.
« Que…Qu’est-ce que vous me voulez? » demanda Willow d’une voix mal assurée.
« On pourrait s’amuser…J’ai cru comprendre que tu aimais ça… » insinua l’autre.
Willow se demanda si elle avait écrit lesbienne sur le front, c’était déjà la deuxième fois qu’on la repérait. La
première avait été Kennedy, ce qui n’avait pas été pour lui déplaire mais là elle aurait préféré que cette fille ne le remarque pas.
« Fais pas ta timide… » dit l’autre détenue avec un sourire pervers.
Willow regarda autour d’elle, pas de gardienne dans le coin, pas d’autre détenue, elle était seule face à cette fille.
L’autre s’approchait dangereusement, et avant que la sorcière ne puisse penser une incantation, elle la saisit par la taille.
« Tu sais que tu es mignonne. » dit la prisonnière.
Elle ouvrit la fermeture éclair de la tenue orange que portait Willow et passa sa main à l’intérieur, la sorcière
commença à essayer de se débattre. Mais l’autre resserra sa prise empêchant Willow de se mouvoir. Dans la confusion et la peur, Willow en perdait ses moyens et elle n’avait plus aucune formule en
tête. Quand la détenue passa sa main sous le t-shirt que portait Willow en dessous, la sorcière se débattit plus violement et appela à l’aide…
« Y a personne…On est rien que toutes les deux… » dit l’autre avec un rictus.
Et alors que des larmes commençaient à couler sur les joues de Willow à l‘idée de ce qui allait arriver, elle vit son
agresseur être projeté en arrière.
« Si tu pose encore une main sur elle, je te la casse. » dit une voix.
La détenue détala sans demander son reste, en la voyant partir, Willow lâcha tout le flot de peur ressentit et se mit à
pleurer.
« Ça va aller c’est fini…Tout va bien, elle est partit. » dit celle qui était miraculeusement arrivée au bon
moment.
Elle s’accroupit près de Willow recroquevillé dans un coin.
« C’est Willow ton nom d’après ce que j’ai compris… »
La sorcière hocha la tête, elle tremblait toujours.
« Moi c’est Madison… » dit l’autre détenue.
Elle tendit la main à Willow pour l’aider à se relever, d’abord craintive, la sorcière prit la main de le jeune femme et
se releva.
« Je ne te ferais pas de mal…Je te cherchais, je suis ta nouvelle camarade de cellule… » dit Madison.
« Ah… » dit simplement Willow.
« J’aurais préféré qu’on fasse connaissance dans d’autres circonstances mais bon… » ajouta la jeune femme
gentiment.
Willow tremblait encore à l’idée de ce qu’il ce serait passé si cette fille n’était pas arrivée.
« Ça va aller? Tu vas tenir le coup? » demanda Madison.
« Je…Je vais essayer… » répondit la rouquine.
Willow fit trois pas avant de s’écrouler…
« C’est le contrecoup… » dit la sorcière.
« Je sais, écoute on va s’asseoir à une table et on va attendre un peu. » dit Madison.
Willow acquiesça.
« T’es là pourquoi? » demanda Willow à tout hasard pour entamer la conversation.
« C’est un peu compliqué, tu ne me croirais pas si je te le disais. » répondit la jeune femme.
« Tu sais, j’ai l’esprit large et c’est pas peu dire quand on voit les amies que j’ai… » dit Willow pensant à
Buffy et Faith.
« Je te jure que c’est carrément délirant… » dit Madison.
Il semblait à Willow savoir ce que cachait la jeune femme, celle-ci avait envoyé la détenue détraquée voler alors
qu’elle n’était pas plus costaud qu’elle-même. La sorcière se concentra alors sur le bouquin posé sur la table entre elles deux. Madison vit le bouquin flotter doucement dans les airs, elle n’en
croyait pas ses yeux.
« Tu…T’es une sorcière? » demanda Madison.
Willow hocha la tête.
« Ok, alors ça ne t’étonnera pas si je te dis que je suis une Tueuse. » dit la jeune femme.
« Pas le moins du monde…Ma meilleure amie en est une, d’ailleurs son nom doit t’être familier : Buffy, Buffy
Summers… » dit Willow.
Madison la regarda avec un air tout bonnement épaté.
« Ça par exemple…Tu LA connais! » s’exclama Madison.
« Chut!!! Pas besoin d’alarmer tout le quartier… » dit Willow en riant.
« Je suis là parce que en venant à New York, j’ai voulu aider une jeune fille qui se faisait agresser mais je me
suis fait avoir, la jeune fille était un vampire et l’agresseur un chasseur solo. En me battant avec lui, il est mal tombé et il est mort…Alors je me suis rendu… J’ai pris deux ans, mon
avocat a plaidé la légitime défense. Et toi? » dit Madison.
« On m’accuse d’avoir tué ma pire ennemie…Mon procès est dans un mois, en attendant je suis enfermée là et si je
suis condamnée je prendrais au moins 10 ans pour homicide involontaire. » expliqua Willow.
« Dur… » répliqua Madison.
« Ça tu peux le dire… » ajouta Willow.
Une gardienne entra dans la bibliothèque.
« Enfin je vous trouve, rejoignez les autres ça va être l’appel… » dit-elle.
Quand Willow posa les yeux sur le badge de la gardienne elle vit écrit:
« Mélina Williams… »
C’était la matonne dont lui avait parlé Faith. Madison sortit devant, la gardienne glissa alors à Willow.
« Faith m’a parlé de toi, je l’ai vu qui sortait…En cas de problème tu peux compter sur moi… »
dit-elle.
Willow hocha la tête, elle n’était plus toute seule à présent.
******************
« Je commence à désespérer…Y a quand même bien quelqu’un qui a vu quelque chose? » s’exclama Buffy en se
laissant tomber dans le canapé du salon.
La tueuse était épuisée, cette chasse au coupable était bien plus éreintante qu’une patrouille…
« Oui, mais il faut être patient... » dit Giles.
« Avec tout le respect que je vous dois, je vous rappelle pour mémoire que Willow est enfermée dans une cellule de
trois mètres sur quatre depuis déjà une semaine, c’est beaucoup trop et vous avez entendu Faith, elle l’a trouvé triste et pas dans son assiette…On ne peut pas la laisser moisir plus longtemps
là-bas. Faith m’a un peu parlé de la prison et c’est pas un camp de vacances, Willow n’est pas armée pour affronter ça. J’ai peur pour elle Giles. » dit la tueuse.
« On a tous peur Buffy, je souhaite autant que toi voir Willow libre…Si je pouvais la libérer sur le champ je le
ferais, moi non plus je ne veux pas qu’il lui arrive quoi que ce soit… »
La voix de Giles avait changé, elle était pleine d’inquiétude et d’angoisse. L’observateur essayait de ne rien laisser
paraître mais il était presque le plus inquiet. Il imaginait l’enfer que la jeune femme devait vivre et il avait peur des ravages sur elle. Willow avait beau vouloir montrer le contraire, elle
était fragile, courageuse mais fragile.
Alex était silencieux, depuis que Willow était enfermé là-bas, il ne disait presque plus rien. Il s’était renfermé sur
lui-même, plus une blague, plus un jeu de mot. Son regard rieur et son sourire enjoué avait disparut, son regard était sombre et il était malheureux…Buffy posa sa main sur la sienne:
« Ça va? » dit-elle.
Il haussa les épaules, le regard vague.
« Vous m’excusez j’en peux plus je monte à la maison taper sur le sac de sable, j’ai besoin de me défouler… »
dit Kennedy.
Ils la regardèrent partir, Giles dit:
« Je crois que quelqu’un devrait lui parler, elle doit avoir besoin de se confier… »
Buffy se leva.
« J’y vais…Je ne sais pas si elle me dira grand-chose mais je vais essayer. » dit la tueuse.
La blonde monta rejoindre Kennedy, elle sonna mais personne ne répondit…
« Tu me cherche? » demanda Kennedy arrivant derrière.
« Euh oui, j’ai besoin de me défouler aussi, je m’étais dit que peut-être on pourrait s’entraîner ensemble… »
mentit Buffy.
« Si tu veux, j’avais oublié mais clé dans la voiture…Depuis qu’elle n’est plus là, plus rien ne va, je fais tout
de travers c’est un désastre. » dit la jeune femme.
« Je comprends…Courage, tu la vois bientôt non? » dit la blonde.
« Dans deux jours, ça me parait une éternité… » dit Kennedy en soupirant.
« Pour elle aussi ça doit être long… » répondit Buffy.
« Je fais quoi si il l’enferme pendant des années? » demanda Kennedy au bord des larmes.
Les deux tueuses étaient dans le salon de chez Willow.
« Je te promets que ça n’arrivera pas…On va la sortir de là… » dit la blonde.
« J’ai peur Buffy, peur pour elle, peur de l’avenir, elle me manque…J’ai l’impression qu’on m’a arraché un bras ou
pire même, mon cœur. » confia Kennedy.
La jeune femme laissait rarement voir quand ça n’allait pas, mais là, elle n’avait plus la force de jouer les durs…Buffy
allait tenter de la réconforter tant bien que mal quand le téléphone sonna.
« Oui? » dit Kennedy.
« Kenny c’est moi…Ça va? » dit Willow au bout du fil.
«On fait aller…Oh ma chérie je suis si contente de t’entendre… » dit Kennedy.
« Moi aussi, j’ai pas beaucoup de temps…Tu viens mercredi? » demanda Willow.
« Oui je serais là à 14h tapante, juré…Je ne raterais ça pour rien au monde, tu me manques trop… » dit la
tueuse.
« Tant mieux…Ça va être bon de te voir…Vous allez bien? » ajouta la sorcière.
« On est tous malheureux sans toi mais on se bat pour te sortir de là… » dit Kennedy.
« Bon, je dois y aller…Je t’aime…Et dis aux autres que je les aime aussi très fort… » dit Willow avant de
raccrocher.
Kennedy raccrocha les larmes aux yeux.
« Elle nous aime tous… » transmit-elle.
« Elle va bien? » demanda Buffy.
« Elle avait une petite voix…Normal pour quelqu’un qui est en prison. » répondit Kennedy.
Buffy allait répondre quand cette fois-ci c’est la sonnerie de la porte qui les interrompit.
« Les filles, le voisin est là, il a une bonne nouvelle… » dit Alex.
Les deux tueuses se précipitèrent chez Buffy.
« Voilà, j’ai une bonne nouvelle, un témoignage qui au procès sortira certainement votre amie de prison…La personne
est venu me voir hier, il était sur son balcon en train de fumer, il était 19h30 et il a bien vu votre amie giflé l’autre jeune femme et partir. Il affirme qu’elle était encore vivante quand
votre amie est partit. Je l’ai mit en relation avec l’avocat de votre amie…Je crois que cette histoire va bientôt prendre fin. » dit l’inspecteur Rider.
********************
Le mercredi suivant, Kennedy arriva à la prison juste pour le début des visites et retrouva Willow dans une petite
pièce. Ce n’était pas réglementaire mais c’était Mélina, la gardienne, qui se chargeait que ça ne se sache pas. Quand la tueuse arriva dans la pièce, la sorcière lui sauta au cou. Kennedy la
serra contre elle le plus fort possible avant de lui donner un long baiser passionné.
« Je suis si contente… » dit Willow.
« Et tu va l’être encore plus…On a un nouveau témoin et le procès est avancé, l’audience est prévu dans une semaine
et demi…Ce qui veut dire que tu seras bientôt libre ma chérie. » révéla Kennedy.
Willow était folle de joie, elle la regarda droit dans les yeux avant de nicher sa tête dans son cou pour respirer son
odeur, cela lui manquait tant. La tueuse serrait toujours Willow contre elle et lui glissa tout bas à l’oreille:
« J’ai envie de toi… »
Willow frissonna quand les images de la scène de la bibliothèque lui revinrent, elle essaya de ne plus y penser.
« Là, ici, maintenant? » dit la sorcière.
Kennedy hocha la tête.
« On pourra se venter de l’avoir fait dans un endroit pas commun. » dit la tueuse avec un petit
sourire.
Elle commença à embrasser Willow dans le cou, faisant glisser sa langue de bas en haut. Willow sentait la petite boule
de métal au bout de la langue de Kennedy la chatouiller. La tueuse commença à faire glisser la fermeture éclair de la tenue de Willow, celle-ci eût un mouvement de recul. Kennedy ne comprit pas,
elle poursuivit son entreprise mais quand elle passa sa main dans la tenue, là sa compagne fit carrément un bond en arrière.
« Je peux pas…Pas ici… » dit Willow.
Kennedy la regarda à la fois surprise et déçue.
« Comme tu voudras… » répondit la tueuse.
« Je suis désolé mais je peux pas… » répéta la sorcière.
« Non mais c’est bon, on va pas en faire un drame. » dit Kennedy en essayant de paraître le moins amère
possible.
Elles s’assirent alors l’une en face de l’autre, se tenant la main, Kennedy sentait Willow trembler…
« Willow, mon amour, je sens que quelque chose ne va pas…Tu as un problème? Quelqu’un t’as fait du mal? »
demanda la tueuse.
Willow s’était levé et s’était éloigné de Kennedy, elle lui tournait le dos.
« A la bibliothèque la semaine dernière…Une détenue à essayer de me…Dans un rayonnage… »
La sorcière n’arrivait pas à mettre un mot sur ce qu’il s’était passé, elle n’osait pas regarder Kennedy non plus de
peur de voir du dégoût dans ses yeux…
« Will…Regarde-moi, est-ce que une de ses filles a osé poser la main sur toi? » demanda la tueuse.
Willow se tourna vers Kennedy, la petite rousse était au bord des larmes, elle fit oui de la tête puis prit une grande
inspiration.
« La semaine dernière, une autre prisonnière a essayer de me violer… » dit enfin Willow.
Kennedy sentit une immense rage l’envahir, elle avait envie de casser quelque chose.
« Je dois te dégoûter… » dit la sorcière.
Kennedy regarda alors Willow, les yeux empli de tendresse et d’amour…
« Non…Tu n’y es pour rien, c’est pas de ta faute si cette cochonne a posé ses sales pattes sur toi. Tu ne dois pas
te sentir responsable. Tu sais qui elle est? » demanda la tueuse.
« Je ne connais que son numéro de matricule : 916977... » répondit Willow.
Kennedy se le répéta mentalement, elle n’allait pas laisser passer ça, c’était tout bonnement hors de question. Le temps
passa ensuite bien trop vite au goût des deux jeunes femmes. Assise sur les genoux de la tueuse, Willow avait l’impression de revivre…Quand elles entendirent les coups sur la porte qui
signifiaient que c’était l’heure, elles sentirent leurs cœurs se serrer.
« Tiens bon mon ange…Tu sera bientôt dehors, je te le promet. Dis, il y aura encore une visite avant le
procès, mais ce n’est pas moi qui viendrais, ce sera Alex, il en a besoin…Il est malheureux sans toi. Tu es d’accord? » dit la tueuse.
Willow opina de la tête.
« Je serais heureuse de le voir… » dit-elle.
Kennedy sortit, devant la porte la matonne attendait pour pouvoir remmener Willow.
« Dites-moi vous savez qui a le matricule 916977? » demanda la tueuse.
« C’est Jenna Willis, une vraie teigne, elle est sortie hier mais je suis convaincu qu’on la reverra
bientôt…Pourquoi cette question? » demanda la gardienne.
« Oh, juste pour savoir… » répondit Kennedy évasive.
Lorsque Kennedy arriva dans son immeuble, elle s’arrêta chez le voisin, lui le flic il devait pouvoir l’aider.
« Excusez-moi de vous déranger mais je voudrais savoir si vous pourriez me donner des informations sur une certaine
Jenna Willis? » demanda Kennedy de but en blanc lorsqu’il lui ouvrit.
« Elle a un casier judiciaire épais comme le bottin, elle vit sur Layne Avenue au 114 et elle passe ses soirées au
Bonga…Je l’ai coffré y a un an pour agression sexuelle…Pourquoi vous pensez qu’elle a un rapport avec le meurtre dont on accuse votre petite copine? » demanda le policier.
« Oui… » mentit Kennedy.
Elle remercia le ciel qu’il lui ait fait cadeau d’un alibi, le salua et rentra chez elle. La tueuse allait faire payer à
cette Jenna ce qu’elle avait osé faire à Willow. Kennedy s’entraîna jusqu’à la tombée de la nuit…